Reprise économique, taux d'intérêt de la BCE... Le "8h30 franceinfo" de François Villeroy de Galhau

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Le gouverneur de la Banque de France était l'invité du 8h30 franceinfo mardi 19 octobre.

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Le gouverneur de la Banque de France était l'invité du 8h30 franceinfo mardi 19 octobre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau était l'invité du 8h30 franceinfo mardi 19 octobre. Reprise économique, taux d'intérêts de la BCE... il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.  

"Une reprise forte de l'économie française"

"Les derniers chiffres confirment une reprise forte de l'économie française", a déclaré François Villeroy de Galhau, ajoutant que "tous les secteurs vont bien"."Nous venons de publier ce que nous disent d'abord les consommateurs, l'enquête de commerce de détail et elle montre sur le mois de septembre, une hausse de 3% et on a retrouvé les niveaux historiques d'achat. Et puis, nous interrogeons aussi les entreprises de l'autre côté sur leur niveau d'activité. 8.500 entreprises. Et on est presque revenu à 100% d'activité, c’est-à-dire le niveau pré-Covid", a détaillé le gouverneur de la Banque de France.

Malgré les signaux au vert, il pointe en revanche deux difficultés : l'approvisionnement et le recrutement. "Il y a un seul secteur industriel qui ralentit aujourd'hui à cause de ça, c'est le secteur automobile. Il y a aussi des difficultés d'approvisionnement dans l'industrie et le bâtiment, mais ça ne pèse pas sur l'activité". Au sujet du recrutement, il déplore que "plus de la moitié des entreprises (53%) qui nous disent qu'elles ont des difficultés de recrutement alors que nous gardons malheureusement un chômage trop élevé".

"Pas de raison" que la BCE augmente ses taux d'intérêt l'an prochain

À l'heure actuelle, en France, "l'inflation totale est un peu supérieure à 2%", a-t-il poursuivi. "Dans cette inflation totale, l'énergie représente un peu moins de 10%", a-t-il précisé, et "le reste, ce sont les prix alimentaires, les produits manufacturés-les ordinateurs, les automobiles, etc- et surtout, les services que nous achetons, y compris les loyers".

Si la hausse du coût de la vie reste "durablement au-delà de 2%, ça veut dire fièvre, surchauffe et il faut que la banque centrale intervienne", a-t-il poursuivi. "J'ai clairement la conviction que l'inflation totale reviendra sous 2% d'ici la fin de l'an prochain", a toutefois assuré François Villeroy de Galhau. Selon lui, il n'y a donc "pas de raison que la Banque centrale européenne augmente ses taux d'intérêt l'an prochain".

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