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Manifestation contre l’antisémitisme : Thierry Mariani dénonce "une opération de récupération"

Thierry Mariani, ancien ministre des Transports et candidat du Rassemblement national aux élections européennes, a regretté que son parti soit le seul à ne pas être convié à la manifestation contre l'antisémitisme prévue mardi soir à Paris.

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Thierry Mariani, ancien ministre des Transports, candidat du Rassemblement national aux européennes 
Thierry Mariani, ancien ministre des Transports, candidat du Rassemblement national aux européennes  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le Rassemblement national n'a pas été invité à la manifestation contre l'antisémitisme organisée mardi 19 février, à l'initiative du Parti socialiste. "Quand on veut un grand mouvement d'union nationale, c'est un acte un peu surprenant d'éviter d'inviter un Français sur cinq", regrette Thierry Mariani qui rappelle ainsi le score de Marine Le Pen à la dernière élection présidentielle.

Quand on ne vous souhaite pas, on n'y va pas. Mais les Français ne sont pas dupes, ils voient bien qu'il y a une sorte de manipulation politique où on invite certains partis et pas les autres.

Thierry Mariani

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L'antisémitisme est "essentiellement un racisme lié à l'islamo-gauchisme", explique l'ancien ministre de droite. La lutte contre l'antisémitisme "rassemble tout le monde et je participerai à des manifestations qui seront décidées avec Marine Le Pen. Il n'est pas obligatoire d'être dans cette manifestation qui sera sans lendemain", ajoute-t-il.

Interdire les manifestations de "gilets jaunes" ?

Face aux violences et aux agressions contre les forces de l'ordre, certains politiques demandent l'interdiction des prochaines manifestations de "gilets jaunes". "Quand une manifestation est déclarée, elle doit être autorisée", répond Thierry Mariani. "Ce qu'il faut interdire, ce sont les casseurs. Mais on ne va pas commencer à interdire des manifestations", poursuit le candidat RN aux élections européennes.

"Je n'aurai pas voté la loi 'anti-casseurs' qui a été présentée aux députés", explique l'ancien ministre. Il se dit choqué qu'un préfet, "une autorité administrative désignée par le gouvernement, quel qu'il soit", puisse prononcer une interdiction de manifester. Quant au grand débat lancé par le gouvernement pour répondre à la crise des "gilets jaunes", Thierry Mariani indique qu'il n'y participe pas pour l'instant. "Au début, ça m'a semblé une bonne idée. Aujourd'hui, ça ressemble à de l'enfumage. Ça tourne en rond", estime-t-il.

Le possible retour des jihadistes français

Avec le retrait des troupes américaines de Syrie se pose la question du retour des jihadistes français pour qu'ils soient jugés et condamnés en France. "Je rejette fermement cette hypothèse. C'est dangereux pour la France", estime le candidat Rassemblement national aux élections européennes. 

"Les Danois et les Britanniques ne les reprennent pas. Ils les laissent là où ils ont décidé d'aller", affirme l'ancien ministre. En France, "ils sortiront de prison très rapidement. Les condamnations moyennes sont de 6 ans et 5 mois pour les 293 personnes jugées pour terrorisme". Donc "il vaut mieux les juger là où ils ont commis leurs crimes", estime Thierry Mariani.

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Thierry Mariani, ancien ministre des Transports, candidat du Rassemblement national aux européennes 
Thierry Mariani, ancien ministre des Transports, candidat du Rassemblement national aux européennes  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)