Indemnité inflation : "Tous ceux qui nous expliquent que c'est électoraliste sont ridicules", réagit Amélie de Montchalin

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"Nous devons, vis-à-vis des Français, être en responsabilité, donc nous répondons budgétairement" face au "choc inflationniste", a expliqué la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, l'invitée du "8h30 franceinfo", samedi 23 octobre 2021.

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Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, invitée du 8h30 de franceinfo de samedi 23 octobre 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Tous ceux qui nous expliquent que c'est électoraliste sont ridicules", a réagi Amélie de Montchalin, répondant aux critiques de l'opposition au sujet de "l'indemnité inflation", 100 euros versés à 38 millions de Français "entre le 15 décembre et début février", notamment pour compenser la forte hausse des carburants en Europe. "Je leur propose d'aller voir ces 38 millions de Français et de leur dire que ça ne va pas les aider dans leur vie, qu'il ne faudrait pas le faire pour des raisons politiciennes", a-t-elle poursuivi.

"Nous devons, vis-à-vis des Français, être en responsabilité, donc nous répondons budgétairement"

Amélie de Montchalin

à franceinfo

"On observe que tous les pays européens autour de nous font la même chose, pas parce qu'il y a une élection qui arrive ou des intentions cachées, mais parce que la crise sanitaire, économique, que nous vivons a créé un choc soudain inflationniste", s'est justifiée la ministre. Ce choc, selon elle, est vécu dans tous les pays occidentaux de la même manière et appelle partout "des réponses majeures". "Ce n'est pas parce que nous aurions décrété la fin de la crise, qu'il n'y aurait plus de crise, a poursuivi Amélie de Montchalin.

L'indemnité inflation, une "mesure d'urgence"

Amélie de Montchalin a rappelé que l'indemnité inflation était une "mesure d'urgence", "bien ciblée" et "efficace" pour répondre à l'augmentation des prix des carburants mais aussi des prix du gaz et de l'alimentation. Cela justifie, selon elle, le fait que cette aide ne soit pas conditionnée au fait d'avoir un permis de conduire et d'utiliser sa voiture mais au fait d'être salarié, étudiant boursier, fiscalement autonome, ou retraité. "On a choisi de faire très simple, pas d'imaginer une usine à gaz où l'on doit présenter des justificatifs, donc on passe par les tuyaux de paiement des feuilles de paies", a-t-elle expliqué, défendant le fait de "pouvoir toucher tous les agents publics qui gagnent moins de 2 000 euros nets par mois", "les stagiaires et les jeunes recrutés".

Interrogée sur l'éventualité de mettre en place d'autres mesures d'aides similaires d'ici la fin du quinquennat, la ministre n'a pas répondu. "Le sérieux c'est d'avoir un cap, de le tenir, c'est d'être transparent devant le parlement et c'est de dire que nous gérons une crise tout en disant que le 'quoi qu'il en coûte' d'urgence est terminé."

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