Décompte des suffrages pour le premier tour des législatives, accusation de proximité entre la Nupes et le RN... Le 8h30 franceinfo d'Adrien Quatennens

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Le coordinateur de La France insoumise et député du Nord était l'invité du 8h30 franceinfo mardi 14 juin 2022.

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Le coordinateur de La France insoumise et député du Nord Adrien Quattenens était l'invité du "8h30 franceinfo" mardi 14 juin 2022. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Adrien Quatennens, coordinateur de La France insoumise et député du Nord, était l'invité du 8h30 franceinfo mardi 14 juin 2022. Il répondait aux questions de Salhia Brakhlia et Marc Fauvelle.

Malgré son "gros doute", Jean-Luc Mélenchon "n'a pas mis le soupçon sur les élections passées"

Jean-Luc Mélenchon "n'a pas mis le soupçon sur les élections passées", a affirmé Adrien Quatennens. Celui qui est aussi député du Nord était interrogé sur des propos tenus la veille par le chef de file de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), devant des journalistes. "On ne peut pas avoir comme ça des mœurs de République bananière en France, je pense que ça, ça doit faire réfléchir pour la suite", a lancé Jean-Luc Mélenchon, faisant allusion aux résultats des élections législatives.

Selon le ministère de l'Intérieur, Ensemble !, confédération qui soutient Emmanuel Macron, est arrivée en tête, avec seulement un peu plus de 21 000 voix d'avance sur la Nupes, ce qu'elle conteste. Pour Jean-Luc Mélenchon, qui accuse le ministre de l'Intérieur de "bidouille", "ça interroge sur ce qu'il s'est passé avant". "Est-ce que ça a déjà été le cas dans d'autres élections ?", s'est-il questionné. Pour lui, "on a un gros doute, maintenant".

Législatives : Adrien Quatennens dément un "rapprochement assumé" entre la Nupes et le RN, pointé par LREM

"Il n'y a pas de rapprochement assumé" de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes) avec l'extrême-droite, a clarifié Adrien Quatennens, en réaction à des propos tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la Nupes. "S'il y a des fachos qui ne sont pas trop fâchés, mieux vaut qu'ils votent pour nous que de rester à la maison ou de voter pour elle [Marine Le Pen, la cheffe de file du Rassemblement national (RN)], ça ne sert à rien", a-t-il lancé sur France 2. "Jean-Luc Mélenchon appelle les 'fachos' à voter pour lui. On avait vu l’ambiguïté. C’est maintenant un rapprochement assumé avec l’extrême droite", a tweeté quelques heures plus tard l'actuel président du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée, Christophe Castaner.

Selon Adrien Quatennens, Jean-Luc Mélenchon "a juste inversé" sa "phrase que tout le monde connaît" sur "les fâchés pas fachos, c’est-à-dire les électeurs de Marine Le Pen qui ne sont pas d'accord avec les thèses ethnicistes ou identitaires de l'extrême-droite mais qui, pour autant, pensent que ça va répondre à leur colère, sur le social et tout le reste". "Nous, on n'arrête pas de leur dire, regardez les programmes dans le détail, vous verrez que ce n'est pas le cas", a-t-il souligné. Mardi à la mi-journée, Jean-Luc Mélenchon s'est dit, dans un tweet, "désolé" pour ce "lapsus". 

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