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PS : François Hollande "aura à cœur de participer à la désignation du premier secrétaire", affirme Michel Sapin

L'ex-ministre de l'économie, invité de franceinfo mercredi, déclare que François Hollande "votera" pour l'élection du successeur de Jean-Christophe Cambadélis, mais sans "désigner" un candidat.

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Michel Sapin – Ancien ministre de l’Economie et des Finances.
Michel Sapin – Ancien ministre de l’Economie et des Finances. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Michel Sapin, invité de franceinfo, mercredi 10 janvier, a commenté la campagne lancée au PS en vue de l'élection du secrétaire général du Parti socialiste, le 29 mars prochain. Plusieurs candidats se sont déclarés, comme Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas et Emmanuel Maurel. D'autres candidatures sont pressenties. Selon l'ex-ministre de l'Economie, François Hollande "s'intéresse à l'avenir du socialisme" et "il votera"

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François Hollande "est resté militant", a ajouté Michel Sapin, tout en prévoyant que l'ancien chef de l'Etat restera discret sur son vote lors du prochain congrès. "Il le disait lui-même : il ne lui appartient pas de désigner le futur premier secrétaire. Il n'a pas à faire de choix entre les individus", a précisé l'ancien ministre socialiste. 

Interrogé sur les candidats à la tête du PS, Michel Sapin a déclaré : "Ils savent (...)  que le socialisme n’est pas soluble dans le macronisme, que le socialisme n’a pas été éteint, porté à la tombe, avec l’arrivée d’Emmanuel Macron." Il a apprécier "la profusion de talents" qui montre que "le PS a encore un avenir". Toutefois, il a déclaré souhaiter "des débats sur le fond". "Profusion ne doit pas être différenciation, guerre des egos. Là, ce serait dangereux pour nous tous (...) Il peut y avoir des rassemblements, c’est ce que je souhaite", a indiqué Michel Sapin. 

"Les plus riches, bénéficiaires" de la politique Macron

Interrogé sur les réformes d'Emmanuel Macron, Michel Sapin a estimé qu'elles "vont aggraver les inégalités et non pas les réduire""Une politique qui aggrave les inégalités n’est pas une politique social-démocrate", a-t-il martelé. "C'est une politique libérale au sens économique et social. En France, le libéralisme est plutôt de droite. Aujourd’hui, les plus riches sont les grands bénéficiaires des politiques qui ont été décidées", a-t-il jugé. 

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Les cent premiers bénéficiaires de ces réformes "vont bénéficier chaque année d'1,5 million d'euros, soit un grand appartement tous les ans. Les retraités qui ont plus de 1 400 euros vont avoir une CSG qui va augmenter et un pouvoir d'achat qui va baisser", a estimé Michel Sapin.

La décision de Manuel Valls "m'a fait mal"

Michel Sapin dit avoir souffert de la décision de Manuel Valls de quitter le PS en juin dernier. "Il a été un très bon Premier ministre. Là, il m’a fait mal parce que sa place était au sein du Parti socialiste, y compris pour aider à reconstruire ce Parti socialiste", a déclaré l'ancien ministre de l’Economie et des Finances.

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"Je regrette profondément qu’il ait souhaité quitter le Parti socialiste, pour aller nulle part, parce qu’il n’y a pas eu d’autre parti qui veuille bien l’accueillir", a-t-il précisé. Michel Sapin dit garder pour l'ex-Premier ministre "amitié, respect". "J’espère qu’il ne perdra pas de vue une chose, c’est qu’il doit appartenir à la grande pensée socialiste, à la grande famille socialiste", a-t-il insisté.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Michel Sapin sur franceinfo le 10 janvier 2018. 

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Michel Sapin – Ancien ministre de l’Economie et des Finances.
Michel Sapin – Ancien ministre de l’Economie et des Finances. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)