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Pour Florian Philippot, la présidente du FN met en garde "contre les barbouzeries possibles du gouvernement"

Le vice-président du Front national, invité de franceinfo mercredi 1er mars a nuancé les propos de Marine Le Pen contre les fonctionnaires dimanche, en visant cette fois "le gouvernement qui n'a rien à perdre".

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Florian Philippot, vice-président du FN.
Florian Philippot, vice-président du FN. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

Florian Philippot, vice-président du Front national, parti visé par plusieurs enquêtes, était l'invité de franceinfo mercredi 1er mars. L'eurodéputé frontiste s'est expliqué sur les déclarations de Marine Le Pen à Nantes dimanche 27 février qui a dénoncé la tentation d'un "gouvernement des juges" et adressé une mise en garde aux agents de la fonction publique, qui mettent "en jeu leur propre responsabilité" à cause des "méthodes illégales" du gouvernement actuel.

Pour Florian Philippot, "Marine Le Pen a mis en garde contre les barbouzeries possibles d'un gouvernement qui n'a rien à perdre, qui veut se succéder à lui-même avec Macron."   

Selon Florian Philippot, "Marine Le Pen a confiance dans les fonctionnaires, s'ils ne l'empêchent pas de pouvoir critiquer le syndicat de la magistrature, qui a un comportement politisé insupportable". Le vice-président du FN a aussi reproché aux gouvernements actuel et précédent "d'avoir agi contre les fonctionnaires, en gelant le point d'indice". 

Une forme de "renoncement" vue chez Fillon

Florian Philippot a commenté le report, à la dernière minute, de la visite de François Fillon au Salon de l'agriculture à Paris, prévue mercredi matin. "C'est assez inattendu. Le Salon de l'agriculture est tellement fondamental dans notre vie politique, et peut-être plus encore pendant une présidentielle, que c'est une forme de renoncement symbolique à sa candidature", a réagi Florian Philippot ajoutant proposer aux fonctionnaires, "un dégel du point d'indice" et de "remettre le service public debout". 

La visite au Salon de l'agriculture à Paris de François Fillon, initialement prévue ce mercredi matin, a été reportée, a annoncé dans un communiqué l'équipe de campagne du candidat de la droite à l'élection présidentielle, sans donner d'explications.

Le "calendrier" des convocations

Florian Philippot a reconnu mercredi sur franceinfo que les juges qui ont convoqué des membres du FN dans deux affaires différentes ces derniers jours n'étaient pas dans l'illégalité. Mais le vice-président du Front national a mis en avant "un calendrier qui évidemment n'a échappé à personne". "Il n'y a aucun fait nouveau, et d'un coup, il y a un monceau de convocations, alors que le rapport de l'OLAF, qui date de juillet dernier, n'a pas justifié de convocation en août, en septembre, en octobre, en décembre, mais comme par hasard à huit semaines de l'élection présidentielle", a estimé Florian Philippot.

Interrogé de façon générale sur les ennuis judiciaires qui s'accumulent autour du Front national ces derniers mois, Florian Philippot a demandé à ce qu'il n'y ait pas "deux poids deux mesures". "Tout le monde a compris que Marine Le Pen dérangeait le 'système' parce qu'elle est une forme de résistance face à l'Union européenne, elle est la seule résistante dans cette campagne", ajoutant que "Macron, Fillon, Hamon, tous sont soumis à l'Union européenne, tous ont voté les traités CETA, de libre-échange avec le Canada, Schengen, les transferts de souveraineté nationale permanents". 

La défense des "médias alternatifs"

Florian Philippot s'est étonné qu'Emmanuel Macron "ne soit pas plus haut" dans les sondages parce que "sa candidature était gonflée tous les jours à l'hélium médiatique", ajoutant que "manifestement il est plombé" par ses soutiens : "Cohn-Bendit, Minc, Attali, Bergé, Cazeneuve, Le Guen, Bayrou, c'est d'ailleurs la vieille politique. Sous le masque Macron, il y a François Hollande".

Selon le vice-président du FN, "certaines questions" ne sont pas posées par les médias à Emmanuel Macron. "Nous allons mettre les libertés numériques dans la Constitution française pour les protéger, et nous croyons beaucoup aux réseaux sociaux et à internet. Il y a des médias alternatifs qu'il faudrait mieux soutenir", a déclaré le vice-président du FN.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Florian Philippot le mercredi 1er mars 2017 sur franceinfo.


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Florian Philippot, vice-président du FN.
Florian Philippot, vice-président du FN. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)