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"Nous faisons le choix de ne pas augmenter globalement les impôts et taxes", assure François de Rugy

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Le président de l'Assemblée nationale, invité lundi de franceinfo, a défendu les grandes orientations budgétaires dévoilées hier par le Premier ministre, Edouard Philippe.

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Radio France
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François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, invité franceinfo lundi 27 août 2018. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, invité de franceinfo lundi 27 août, a défendu les décisions gouvernementales annoncées la veille par le Premier ministre, concernant les retraites et plusieurs prestations sociales, qui augmenteront faiblement en 2019. "Nous nous faisons le choix, avec la majorité, de ne pas augmenter globalement les impôts et les taxes", a déclaré le député La République en marche (LREM) de Loire-Atlantique.  

Le Premier ministre a notamment annoncé, dimanche dans le JDD, la désindexation de certaines prestations sociales de l'inflation pour pallier une croissance moins élevée que les prévisions. Il n'y a "pas de coup de rabot généralisé, note François de Rugy. Il y a, en effet, une moindre hausse que l'inflation."

"On pourrait aussi dire que l'on va augmenter les impôts et taxes pour financer ces prestations, c'est ce qui a été fait par le passé (…) En 2012 : forte hausse des impôts et taxes, ce qui est aussi une forme de baisse de pouvoir d'achat. Nous, nous faisons le choix, avec la majorité, de ne pas augmenter globalement les impôts et taxes", a-t-il souligné. "Est-ce que, en France, on baisse les prestations sociales ou est-ce qu'on baisse les pensions de retraite, comme on l'a fait dans d'autres pays ? Non. Est-ce que nous avons un déficit du financement de la protection sociale ? Oui, notamment sur la branche maladie, notamment sur la branche vieillesse. Est-ce qu'il faut prendre des mesures de bonne gestion et donc parfois même, disons-le, d'économies ? Oui", a ajouté François de Rugy. 

Sur les réformes, l'exemple de "la SNCF" 

François de Rugy a reconnu qu'"il y a toujours des risques" de manifestations, notamment en réaction à la désindexation des pensions de retraite, dans le cadre du budget 2019. "Si on a peur des risques de manifestations, on ne fait rien", a-t-il lancé. Or, "nous avons démontré qu'il était possible de transformer un système qui était bloqué depuis des années, qui refusait les réformes depuis des années, comme la SNCF", a-t-il poursuivi. 

Et tant pis si le gouvernement et Emmanuel Macron sont impopulaires. "Ce n'est jamais facile de gouverner notre pays, a fortiori quand on engage des transformations (…) En tout cas, je n'ai jamais vu Emmanuel Macron être fébrile devant les résultats des sondages et il a bien raison", a affirmé François de Rugy.

"Nous allons garantir durablement le système de retraite par répartition, qui est un système solidaire, grâce à la réforme qui est actuellement préparée par Jean-Paul Delevoye", a ajouté le président de l'Assemblée.

Par ailleurs, François de Rugy a répondu aux aux critiques émises par le président du parti Les Républicains (LR) sur les choix budgétaires 2019. Alors qu'il faisait sa rentrée politique sur ses terres en Haute-Loire dimanche, Laurent Wauquiez a sommé Emmanuel Macron de "rendre l'argent aux Français". Une phrase qui a fait bondir le député LREM. "Quand on est chef d'un parti qui ambitionne d'être aux responsabilités, il faut quand même être sérieux", a lancé le président de l'Assemblée nationale.

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