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"Le FN va changer de nom", assure Louis Aliot, "pour permettre un plus large rassemblement de deuxième tour"

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Le vice-président du Front national, invité mardi de france info, a précisé que son parti allait changer de nom, estimant que l'appellation pose "problème", lors des seconds tours d'élections. 

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Radio France
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Louis Aliot, vice-président du Front national. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Le Front national "va changer de nom, peut-être pas tout de suite après le congrès, mais il va changer de nom", a déclaré Louis Aliot, vice-président du FN et député des Pyrénées-Orientales, invité mardi 30 janvier sur franceinfo. Il estime que le nom du parti pose "problème" lors des seconds tours des élections.

Le Front national "va changer de nom", déclare son vice-président Louis Aliot, "pour permettre un plus large rassemblement, pas pour une histoire d'extrême-droite"

"Je pense qu'aujourd'hui, le FN dans les seconds tours est quelque chose qui fait barrage. Il faut en changer [de nom] pour permettre un plus large rassemblement de deuxième tour, pas pour une histoire d'extrême droite", a expliqué Louis Aliot, estimant qu'il "ne se considère pas comme une personnalité politique d'extrême droite". "Nous sommes des conservateurs, des patriotes", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'appellation les Patriotes utilisée par Florian Philippot, qui a quitté le FN, Louis Aliot a déclaré : "Personne n'est dupe sur cet OPA de nom par des gens qui aujourd'hui font les yeux doux à l'extrême gauche." 

Les Patriotes "Des gens qui ont fait profession de nuire au FN," s'agace Louis Aliot, vice-président du FN "Il n'y a pas de place pour des concurrents issus de chez nous qui passent leur temps à insulter le parti en place"
Quelques minutes auparavant, le vice-président du FN avait qualifié le mouvement des Patriotes de "parti de Twitter et de Facebook". "Je ne sais pas s'ils savent ce que c'est que le terrain. Ce sont des gens qui ont fait profession de nuire au Front national (...) Il n'y a pas de place pour des concurrents issus de chez nous qui passent leur temps à insulter le parti en place", avait-il déclaré.

Le "tintamarre médiatique" autour de Gérald Darmanin

Le vice-président du Front national ne s'est pas montré favorable à la démission du ministre Gérald Darmanin, visé par une enquête pour viol, mais Louis Aliot a estimé que "cela va être très dur [pour lui] de rester à son poste avec le tintamarre médiatique qui s'en suit".

"Plus l'affaire se développe, plus ce sera difficile. Mais moi je reste prudent dans ces affaires, parce que j'ai l'impression qu'aujourd'hui dans les milieux politico-médiatiques, on a vite fait de jeter en pâture un certain nombre de personnalités et de réputations dont on s'aperçoit après qu'elles sont fausses", a expliqué Louis Aliot.

Quelle tête de liste aux européennes ?

Projeté sur les élections europénnes de 2019, le vice-président du FN a déclaré qu'il ne verrait "aucun inconvénient" à ce que la tête de liste de son parti puisse "être confiée à une personnalité extérieure au Front national"

Européennes : "La tête de liste pourrait être confiée à une personnalité extérieure au Front national" affirme Louis Aliot

"Si une personnalité se dégageait, je n'y verrais aucun inconvénient", a affirmé Louis Aliot. Son nom est cité, "comme celui de Gilbert Collard", a-il répondu. Si la conduite de la liste lui était proposé, "je ne dirais pas non, mais je le ferais dans l'intérêt de mon mouvement", a précisé Louis Aliot.

Les jihadistes français à juger "là où ils ont été attrapés"

Appelé à commenter la situation de jihadistes français capturés en Syrie ou en Irak, Louis Aliot a estimé qu'"ils devraient être déchus de la nationalité et jugés dans le pays où ils ont été attrapés". "Je ne vois pas au nom de quel principe la France devrait non seulement assurer leur jugement mais aussi leur entretien pour les années où ils seront en prison", a ajouté le député frontiste. 

Peine de mort : "J’y ai toujours été favorable, pour les crimes les plus abominables" affirme Louis Aliot (FN)

Selon lui, si "la complicité" des épouses des combattants de Daech "vaut crime", il y a en revanche "les moyens de récupérer les enfants et de les confier à des familles d'accueil". "Ils n'y sont pour rien, mais leurs parents ont pris leurs responsabilités", a souligné Louis Aliot, qui s'est également dit "favorable" à la peine de mort pour les terroristes. 

Regardez l'intégralité de l'entretien de Louis Aliot sur franceinfo le 30 janvier 2018.

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