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La ligne "clivante" de Laurent Wauquiez est "une impasse électorale qui nous fera perdre" juge Maël de Calan

Le candidat à la présidence des Républicains, face à Laurent Wauquiez et Florence Portelli, a déclaré défendre "une ligne ouverte" contre la ligne "dure" proposée, dit-il par ses adversaires.

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Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains.
Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains, face à Laurent Wauquiez et Florence Portelli, invité de franceinfo mardi 5 décembre, a estimé qu'"il y a trois candidats mais deux lignes, deux options pour la droite française", en plaçant ses deux adversaires sur la même ligne, avec "des différences sur des petits sujets".

Il y a une ligne clivante, dure qui propose à la droite de se refermer sur elle-même. C'est celle que propose Laurent Wauquiez et c'est une impasse électorale, qui nous fera perdre.

Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains

à franceinfo

Celui qui veut incarner la deuxième ligne a expliqué vouloir défendre "une droite ouverte, libérale, sociale, européenne". "Cette ligne est peut-être minoritaire chez les adhérents [des Républicains], mais je suis convaincu qu'elle est majoritaire chez les électeurs de la droite et du centre", a-t-il poursuivi. Il a dénoncé "une droite des slogans, parfois est tentée par le populisme (...) On nomme les problèmes mais sans jamais y apporter la moindre solution", tandis que lui, a-t-il ajouté, "essaie d'incarner une droite des solutions, attachée à sa culture de gouvernement". 

L'élection interne pour la présidence est prévue le 10 décembre prochain, et le 17 décembre si un second tour est nécessaire. 

La demande "lunaire" des nationalistes corses

Interrogé sur le premier tour des élections territoriales en Corse, marqué par la nette avance d'une coalition nationaliste, Maël de Calan pointé "les demandes formulées au 'gouvernement de la France', comme si ça n'était pas le leur"

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"Il y a cette histoire complètement lunaire des 'prisonniers politiques corses' qui sont pour certains des assassins, qui doivent purger leur peine. Je pense en particulier à Yvan Colonna qui n'est pas un héros, mais un lâche, qui a assassiné quelqu'un de désarmé", a déclaré le candidat à la présidence des Républicains. 

Hommage à "l'homme de droite", Jean d'Ormesson

"On a du mal à être triste en évoquant la disparition de Jean d'Ormesson qui avait un tel sourire et qui parlait de la mort avec une telle philosophie", a réagi Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains, à l'annonce de la mort de Jean d'Ormesson. 

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Jean d'Ormesson "était à la fois quelqu'un qui était conservateur, de droite et en même temps attaché à une forme d'équilibre qui lui venait aussi de sa grande politesse, de sa grande intelligence. C'est un homme de droite qui n'a pas développé une pensée politique, mais qui incarnait assez bien ce qu'est l'électeur de droite", a déclaré Maël de Calan.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Maël de Calan sur franceinfo le mardi 5 décembre 2017.

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Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains.
Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)