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Jean-François Copé soutient François Fillon, "le seul candidat"

Invité de franceinfo, Jean-François Copé a assuré qu'il soutenait François Fillon, tout en l'appelant à clarifier sa position en cas de mise en examen dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs. Le maire de Meaux a par ailleurs soutenu que Marine Le Pen ne ferait "qu'une bouchée" d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection.

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Jean-François Copé à l\'Assemblée Nationale à Paris, le 25 octobre 2016.
Jean-François Copé à l'Assemblée Nationale à Paris, le 25 octobre 2016. (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)

"Je soutiens" François Fillon mais "j'ai besoin que les choses soient clarifiées" et notamment sur les conséquences de son éventuelle mise en examen a déclaré Jean-François Copé, député-maire LR de Meaux, ce lundi 6 mars matin sur franceinfo. L'homme soutiendra ainsi François Fillon car "François Fillon l'a dit lui-même, il est le seul candidat et qu'à partir du moment où il n'y a pas un débat ouvert sur la question je n'ai pas de raison de ne pas le faire."

Le député-maire a cependant besoin de clarifier avec le candidat de la droite pour l'élection présidentielle sa position en cas de mise en examen dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs : "Il a dit jusqu'à présent que s'il était mis en examen, il ne continuerait pas. La question qui se pose aujourd'hui, c'est d'avoir un échange avec lui sur ce point qui est extrêmement important. Je souhaite le voir avant le 15 mars", date à laquelle François Fillon est convoqué devant le juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen. Mais s'il est candidat jusqu'au bout, il votera pour lui : "S’il est candidat jusqu’au bout, s‘il confirme ce qu’il a dit là, ne comptez pas sur moi pour voter pour un candidat de gauche."

Jean-François Copé, qui regrette l'absence de leadership dans ce grand désordre à droite, alors que les responsables du parti Les Républicains se réunissent ce lundi à 18h lors d'un comité politique : "Il y a absolument besoin de savoir qui va décider des choses"(...). "Aujourd'hui, on attend des consignes. J'attends que les choses soient remises en ordre de marche. Qu'on sache exactement qui va faire, quoi et comment ?" Et il insiste : "Je ne sais pas du tout comment les choses vont évoluer puisque  je suis comme vous à observer une situation qui me désespère parce qu’elle m’amène à penser que la campagne présidentielle n’a pas rien avoir avec un débat démocratique normal."

Plusieurs dizaines de milliers de sympathisants se sont rassemblés dimanche au Trocadéro à Paris pour soutenir le candidat François Fillon. Jean-François Copé, qui n'était pas présent à ce rassemblement, a estimé qu' "Il y avait du monde et de l'enthousiasme" et "il y avait aussi ceux qui n'étaient pas là et qui sont perdus." L'ancien candidat déchu à la primaire de la droite fait un constat sévère : "Il faut qu'on arrête de se mentir. On est à un moment de l'histoire de la droite française qui est un moment de très grand doute."

 

Sur l'hypothèse d'un second tour Le Pen-Macron, le député maire a assuré que Marine Le Pen ne ferait "qu'une bouchée de Macron". "Si les sondages donnent une photographie fausse, le problème est réglé. S’ils donnent une photographie vraie, ça veut dire qu’on aura une finale entre monsieur Macron et madame Le Pen,  car l’écart se creuse de plus en plus entre monsieur Macron et madame Le Pen. Or, madame Le Pen ne fera qu’une bouchée de Macron", a-t-il expliqué. "Elle n'en fera qu'une bouchée parce qu'elle aura en face d'elle quelqu'un qui n'a aucune expérience..."

"Le danger n'a jamais été aussi grand"

Pour le député-maire, Marine Le Pen est en situation de devenir présidente de la République : "Le danger n'a jamais été aussi grand et nous n'avons jamais été aussi en risque, tous, de la voir gagner" (...) "Ce risque majeur, il va falloir l’enrayer vite fait avant qu’il ne soit trop tard", a-t-il alerté. En cas d'un deuxième tour Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Jean-François Copé a fait son choix : "À la présidentielle, jamais je ne serai complice de l'éventualité de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite". Il votera donc pour Emmanuel Macron," s'il le faut bien sûr."

Jean-François Copé à l\'Assemblée Nationale à Paris, le 25 octobre 2016.
Jean-François Copé à l'Assemblée Nationale à Paris, le 25 octobre 2016. (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)