Retraites : les députés de la Nupes "ont une attitude de mauvais perdants", dénonce un député Renaissance après le vote à la commission des Affaires sociales

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté ce mercredi la proposition de loi Liot sur les retraites mais sans l'abrogation des 64 ans. Au moment où cet article a été rejeté, "les députés de la Nupes ont quitté la salle parce qu'ils avaient perdu ce vote", raconte le vice-président du groupe Renaissance.
Article rédigé par France Info
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Le député Renaissance Marc Ferracci, en 2022. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"Ils ont une attitude de mauvais perdants, parce que dès qu'ils perdent un vote ils en appellent au déni de démocratie", dénonce mercredi 31 mai sur franceinfo Marc Ferracci, député des Français établis hors de France, vice-président du groupe Renaissance, après le vote de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée. Elle a en effet rejeté lors d'un vote à main levée l'article de la proposition de loi portée par le groupe Liot qui voulait ramener l'âge légal de départ à la retraite de 64 à 62 ans. C'est donc une version vidée de sa substance de la proposition de loi pour abroger la réforme des retraites qui a été adoptée.

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"Ce qui s'est passé à la commission des Affaires sociales à laquelle j'appartiens, c'est que simplement de manière responsable une majorité des députés de la commission a rejeté le principe consistant à abroger le cœur de la réforme c'est-à-dire le passage à un âge légal à 64 ans", se justifie Marc Ferracci. "Les députés de la Nupes ont quitté à ce moment-là la salle", raconte-t-il, "parce qu'ils avaient perdu ce vote". Il explique que "c'est la première fois qu'il y a un vote sur cette mesure d'âge parce que l'obstruction qui avait été menée", au moment des discussions à l'Assemblée nationale sur la réforme des retraites "avait empêché l'examen de l'article 7 de la réforme qui comportait cette mesure d'âge. Ce vote rejette le principe d'une abrogation", se félicite-t-il.

Les députés de gauche n'ont donc pas pris part au vote sur l'ensemble de la proposition de loi. Plus tôt dans l'après-midi, ils avaient claqué la porte de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, accusant le camp présidentiel de "magouilles" pour torpiller cette proposition de loi. Elle doit maintenant être examinée le 8 juin dans l'hémicycle. Cette proposition de loi "maintenant va arriver en séance dans une forme différente, puisque l'article 1 qui comporte la mesure d'âge ne figure plus dans cette proposition", détaille Marc Ferracci. "Charles de Courson a déjà dit qu'il déposerait un amendement pour rétablir cet article 1, la présidente de l'Assemblée va désormais se déclarer sur la recevabilité financière de cet amendement et pas de la proposition dans son ensemble", ajoute le député des Français établis hors de France, vice-président du groupe Renaissance.

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Il dénonce par ailleurs "un certain nombre d'acteurs mais aussi de députés de La France insoumise notamment qui mettent une pression malsaine sur les parlementaires de la majorité qui les assimilent pour certains à des assassins, tout ça doit cesser. La manifestation c'est un droit qui est protégé par notre Constitution mais l'appel à la violence il faut y mettre un terme", assène Marc Ferracci.

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