Réforme de l'assurance-chômage : "Ce gouvernement contraint les personnes sans emploi à accepter des métiers pénibles mal payés", dénonce Fabien Roussel

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Le député communiste du Nord voudrait "revaloriser le travail" et "lui redonner un sens", alors que selon lui le gouvernement fait "tout l'inverse". 

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Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF, était lundi 14 novembre l'invité du 8h30 franceinfo.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Ce gouvernement contraint les personnes sans emploi à accepter des métiers pénibles mal payés, en réduisant les indemnisations chômage", a dénoncé lundi 21 novembre sur franceinfo Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord, alors que la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi ouvrant des droits à partir du 1er février sera réduite de 25% avec un plancher minimal de 6 mois, comme l'ont annoncé lundi les partenaires sociaux.

Fabien Roussel se dit être un "fervent défenseur du travail". Il entend "revaloriser le travail, lui redonner tout son sens" afin que "chacun y retrouve le goût, avec de bons salaires et des bonnes conditions de travail". Pour le patron du PCF, "ce gouvernement fait tout l'inverse". Il juge l'exécutif "têtu et obstiné", ne voulant pas "augmenter les salaires" ou "revaloriser des tas de métiers essentiels"

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"[Le gouvernement] met une pression sur les Français, sur les chômeurs, en leur disant, vous allez quand même bosser et vous ferez ces métiers pénibles, difficiles, quoi qu'il arrive", martèle Fabien Roussel. "C'est pour cela qu'il durcit les conditions d'indemnisation des personnes privées d'emploi."

"Quand on veut s'attaquer au chômage, on ne s'en prend pas aux chômeurs"

Le député du Nord ne voit pas dans les nouvelles mesures présentées par le gouvernement une incitation pour les chômeurs à retrouver un emploi. "Si aujourd'hui on voulait véritablement embaucher des infirmières, des enseignants, des conducteurs de bus à la RATP et ailleurs, des conducteurs de trains, si on voulait embaucher dans ces métiers-là, on revaloriserait ces métiers."

"On peut faire pression sur les chômeurs, cela ne va pas changer la donne", martèle Fabien Roussel. "Quand on veut s'attaquer au chômage, on ne s'en prend pas aux chômeurs, on crée de l'emploi, on revalorise les métiers, on redonne du sens au travail", plaide le patron du PCF. Fabien Roussel s'en prend enfin à Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, et Olivier Dussopt, le ministre du Travail "qui ont des belles places qui ne manquent pas de se chauffer, qui mangent bien, qui ont des beaux salaires". "Ils sont bien pour donner des leçons et nous dire à nous d'accepter des métiers à 800, 900, 1 000 euros par mois avec des régulations de charges qui tombent en ce moment. Non, mais vous rigolez ! C'est intenable pour nous tous."

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