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Producteur passé à tabac par des policiers : "Il est insupportable que l'on utilise son uniforme pour passer à tabac qui que ce soit", dénonce Aurélien Pradié

Le secrétaire général des Républicains et député LR du Lot se dit très inquiet sur franceinfo par "la situation de violence, de fracturation, de brutalité dans laquelle notre pays est en train de dégringoler depuis plusieurs mois."

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Aurélien Pradié, secrétaire général Les Républicains, député du Lot, était l\'invité du \"8h30 franceinfo\", mercredi 14 octobre 2020.
Aurélien Pradié, secrétaire général Les Républicains, député du Lot, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 14 octobre 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Il est insupportable que l'on utilise son uniforme, celui de l'autorité de la République pour passer à tabac qui que ce soit et un citoyen en particulier", a réagi vendredi 27 novembre sur franceinfo Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains et député LR du Lot, après le passage à tabac d'un homme noir par des policiers dans le 17e arrondissement de Paris. Michel Zecler a reçu de multiples coups de poing de la part de trois policiers que l'on voit sur des images de vidéosurveillance publiées par le site Loopsider.

Des images qu'il a "dénoncées immédiatement"

Aurélien Pradié indique que ces images l'ont choqué, "et lorsqu'on voit des images pareilles, le devoir, c'est de le dénoncer. Je les ai dénoncées immédiatement", tout comme il dénonce "la situation de violence, de fracturation, de brutalité dans laquelle notre pays est en train de dégringoler depuis plusieurs mois, c'est quelque chose qui m'inquiète terriblement."

Concernant l'article 24 de la loi "sécurité globale" qui punit la diffusion d'images de policiers ou de gendarmes dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique, "c'est exactement ce qu'il ne fallait pas faire", a poursuivi Aurélien Pradié, parce que "cet article a poussé à ce que nous ayons une forme d'injonction à choisir un camp ou bien nous étions en faveur des forces de l'ordre, ou bien nous étions en faveur des manifestants."

"Je refuse de choisir un camp. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas voté cet article-là et le texte en globalité parce que je considère que lorsqu'on est républicain, on ne choisit pas entre les forces de l'ordre et les citoyens."

Aurélien Pradié

à franceinfo

"Moi, je crois en la République dans laquelle les forces de l'ordre sont respectées, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et dans lesquelles les forces de l'ordre protègent les citoyens", a insisté Aurélien Pradié.

Selon le député LR du Lot, "Gérald Darmanin, dans cette affaire, a eu plus le souci d'exister que celui de la sérénité républicaine. Je pense qu'on commet une faute et je crois que Gérald Darmanin n'a pas été à la hauteur de la nécessité", a estimé Aurélien Pradié. "Je pense que c'est peut-être pour lui un bénéfice politique, un petit bénéfice, mais ce n'est pas un grand bénéfice pour notre démocratie", conclut le secrétaire général des Républicains.

Aurélien Pradié, secrétaire général Les Républicains, député du Lot, était l\'invité du \"8h30 franceinfo\", mercredi 14 octobre 2020.
Aurélien Pradié, secrétaire général Les Républicains, député du Lot, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 14 octobre 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)