Le rapatriement d'enfants "qui n'ont pas choisi de naître en Syrie est un principe acquis", affirme la secrétaire d'Etat Charlotte Caubel

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La France a procédé, mardi, au rapatriement de 15 femmes et 32 enfants qui étaient détenus dans les camps de prisonniers jihadistes dans le nord-est de la Syrie.
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Charlotte Caubel, la secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance, était l'invitée du 18h20 franceinfo, le 24 janvier 2023. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"La question du retour des enfants qui n'ont pas choisi la radicalité de leurs parents et n'ont pas choisi de naître en Syrie pour certains, est un principe acquis", a affirmé mardi 24 janviersur franceinfo Charlotte Caubel, la secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance, alors que les autorités françaises ont procédé mardi matin au rapatriement de 15 femmes et 32 enfants français de Syrie, détenus dans des camps de prisonniers jihadistes dans le nord-est syrien.

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"Le principe que les enfants qui sont partis là-bas ou qui sont nés là-bas, qui sont Français, soient rapatriés, est un principe acquis", martèle Charlotte Caubel. Elle souligne également que la question des femmes "relève de l'autorité judiciaire" car "elles peuvent être poursuivies judiciairement pour le fait d'être partie sur des territoires". Actuellement, ces femmes "sont devant le juge" car il y a "des procédures pénales qui sont complexes dès qu'on est entre deux pays". Elles relèvent "de l'autorité judiciaire".

"La situation diplomatique n'est pas identique"

Il y a un an, l'ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait accepté le seul retour des mineurs isolés, des orphelins et ceux dont la mère accepte le départ. Pour Charlotte Caubel, "à l'époque, la situation judiciaire n'en était pas au même point. Il fallait des éléments complémentaires". Elle ajoute que "la situation diplomatique n'était pas non plus identique". Aujourd'hui, "la question de laisser ces femmes être jugées par les autorités territoriales compétentes, la Syrie et l'Irak, ne se pose pas nécessairement dans les mêmes conditions".

La secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance estime par ailleurs que "les victimes de terrorisme souhaitent que ces femmes soient jugées pour les faits qu'elles ont commis. Et elles le seront". Mais ces victimes ont également dit que "ces enfants devaient rentrer", précise Charlotte Caubel. "Ces enfants ne peuvent rentrer que dans plusieurs conditions. Soit ils sont orphelins, soit les mères sont d'accord, soit ils rentrent avec les mères qui les accompagnent. On ne peut pas faire autrement. Notre législation nous l'impose."

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