Immigration : "Les LR et monsieur Zemmour viennent sur nos positions à la manière des coucous", juge Louis Aliot

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Le vice-président du RN assure que son parti va aller à l'élection présidentielle "dans la sérénité, avec des propositions."

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Radio France
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Louis Aliot, maire Rassemblement national (RN) de Perpignan, invité de franceinfo le 26 décembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Sur les questions d'immigration, "les LR, monsieur Zemmour et d'autres viennent totalement sur nos positions, un peu à la manière des coucous, alors qu'ils ne font que répéter ce que l'on dit depuis longtemps", a affirmé mercredi 29 septembre sur franceinfo Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national et maire de Perpignan.

"On avait averti sur les dangers que représente l'islamisme radical, tout cela dans un brouhaha général et en étant vilipendés par les autres, rappelle Louis Aliot. Cela fait trente ans que l'on est les premiers à dire, à faire, à proposer des choses et à pointer cette problématique. C'est pour cela que l'on a été mis au ban de la classe politique." L'élu RN estime qu'aujourd'hui, "nous avons le danger, nous avons la situation internationale avec de plus en plus d'immigration sur notre territoire". Selon lui, il faut à présent "réagir" et estime que "plus nous serons nombreux et plus nous aurons des chances d'aboutir à l'avenir."

Face aux prises de positions du polémiste Eric Zemmour sur l'immigration, Louis Aliot ne pense pas que cela fasse de l'ombre à Marine Le Pen. "Les électeurs ne sont pas aussi facilement prenables que le pensent un nombre de commentateurs." Le vice-président du RN assure que son parti va aller à l'élection présidentielle "dans la sérénité, avec des propositions". Car, faisant allusion à Eric Zemmour, "il ne sert à rien de faire de la mousse et de faire du bruit si, derrière, il n'y a pas d'équipe, il n'y a pas de programme et si c'est une aventure un peu personnelle et un peu stérile". Au Rassemblement national, il y a "une candidate, tout le monde la connaît", souligne Louis Aliot. Il ajoute que c'est aux "militants, aux cadres, aux élus", d'aller auprès des électeurs "pour rassembler" en vue de la prochaine élection présidentielle.

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