Grève annoncée à la SNCF : "Ce n'est évidemment pas opportun", dénonce Eric Woerth, député Renaissance

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Le député Renaissance déplore l'annonce d'une grève des contrôleurs à la SNCF de vendredi à dimanche. L'entreprise doit annuler 60% de ses TGV et Intercités prévus ce week-end.
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Éric Woerth, député Renaissance de l’Oise, à l'assemblée nationale le 20 juin 2022. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Ce n'est évidemment pas opportun", dénonce mercredi 30 novembre sur franceinfo Éric Woerth, député Renaissance de l’Oise, après l'annonce par plusieurs syndicats (Unsa, Sud, CFDT…) d'une grève des contrôleurs à la SNCF. Ils ont déposé un préavis de grève pour vendredi matin jusqu'à lundi matin 8 heures.

"On peut les déplorer", car "ce sont des annonces qui se situent avant le début des négociations salariales annuelles. C'est une grève des contrôleurs qui commence dès ce week-end, ils annoncent que cette grève pourrait durer plus longtemps", regrette Éric Woerth.

"Il y a suffisamment de problèmes dans notre pays"

Selon les prévisions de la SNCF, de nombreux trains seront supprimés en raison de cette grève des contrôleurs des TGV et Intercités, il y aura quatre trains sur dix vendredi. Les contrôleurs menacent également de se mettre en grève pendant les fêtes de fin d'année.

"Il y a suffisamment de problèmes dans notre pays" et ce serait bien que "les Français puissent vivre des vacances de Noël sereines", relève le député de l'Oise. Tout cela "va augmenter la dose d'incertitude, de fatigue des Français. Vraiment ce n'est pas bien même si chacun peut défendre son bout de gras", insiste Éric Woerth. "En période d'inflation ce n'est jamais assez", les efforts financiers faits par les entreprises ou l'État "mais ce n'est pas bien de faire peser des tensions de cette nature sur les Français", estime le député de l'Oise.

"Il y a beaucoup de mécanismes de protection"

"Il y a déjà une protection, il y a beaucoup d'argent qui est mis sur la table par l'État. L'essence a fait l'objet aussi d'une aide. Il y a beaucoup de mécanismes de protection", détaille le député de l'Oise. "Il y a un chèque-inflation qui sera distribué" et "il y a beaucoup d'efforts faits pour essayer d'adoucir, d'amoindrir cette hausse des prix extrêmement forte pour les ménages mais aussi pour les entreprises".

Pour Éric Woerth, il est évident "que les salaires doivent continuer à augmenter mais en fonction de la productivité des entreprises et pas uniquement pour protéger de l'inflation, dans ce cas-là, vous créez encore plus d'inflation".

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