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Vidéo "Les feux rouges, les sens interdits, ça n’existe pas" : un chauffeur de fourrière témoigne

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Pièces à conviction. "Les feux rouges, les sens interdits, ça n’existe pas" : un chauffeur de fourrière témoigne
PIECES A CONVICTION / FRANCE 3

Franck a quitté la fourrière qui l’employait parce qu’il ne supportait plus les conditions de travail. Selon ses dires, dans certaines fourrières, la course au rendement pousse les chauffeurs à enfreindre le code de la route. Pour "Pièces à conviction", il a accepté de témoigner à visage caché.

Bien qu’ils soient censés faire exécuter la loi, tous les conducteurs de véhicules de la fourrière ne respectent pas le code de la route. Comment expliquer que certains d’entre eux prennent des risques, au détriment de leur propre sécurité et de celle d’autrui ? Derrière ces dérives, des patrons d’entreprises privées aux méthodes musclées et des salariés poussés à faire du chiffre, qui ont à peine quelques minutes pour procéder à l’enlèvement des véhicules, rentabilité oblige.

Pour "Pièces à conviction", Franck a accepté de témoigner à visage caché. Il a quitté la fourrière qui l’employait parce qu’il ne supportait plus les conditions de travail. Selon ses dires, dans certaines fourrières, la course au rendement pousse les chauffeurs à enfreindre la législation. Il a travaillé pendant plusieurs mois dans une entreprise de fourrière privée et révèle les pratiques dont il a été témoin.

"Pas de respect du code de la route, pas de priorités"

"Les feux rouges, les sens interdits, tout ça, ça n’existe pas. Le but, c’est ‘charge, charge !’ Faut charger, partir et ramener directement… le plus rapidement là-bas à la fourrière. Pas de respect du code de la route, pas de priorités. Le chiffre, le chiffre, c’est tout. Faut charger ! L’objectif c’est qu’en 5 minutes, 4 minutes, la voiture, il faut qu’elle soit chargée et partie. Vous n’avez même pas le temps d’aller chercher un ticket", explique-t-il.

Et selon lui, les chauffeurs percevaient des "récompenses" : "A partir de 5-10 voitures, vous commencez à toucher des primes. En gros, 10 euros, 12 euros par voiture en plus enlevée, selon les objectifs fixés au départ par le patron. " Et pour atteindre ces objectifs, "faut courir"

Extrait de "Fourrières : un business hors contrôle", un reportage de "Pièces à conviction" diffusé le 25 avril sur France 3.

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