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Vidéo Complément d'enquête. Le témoignage d'un salarié licencié après les violences à Air France

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Complément d'enquête. Le témoignage d'un salarié licencié après les violences à Air France

Le 5 octobre dernier, le comité central d'entreprise d'Air France dégénère. Deux dirigeants s'enfuient, les vêtements déchirés. Un mois après, cinq salariés ont été licenciés. "Complément d'enquête" a rencontré l'un d'eux.

"Michel" (il préfère rester anonyme) fait partie des salariés incrimininés dans les violences contre le DRH d'Air France. Cet employé au fret de Roissy depuis huit ans conteste formellement ce qu'on lui reproche. Sur des images de son smartphone, il montre à Julien Daguerre où il se trouve dans la salle du comité d'entreprise : loin du DRH et du cadre agressés. Il affirme avoir seulement posé une main sur l'épaule de l'un d'eux.

Trente-six heures de garde à vue et une perquisition à son domicile s'ensuivront. Et, au bout du compte, la perte de son travail. Selon Michel, la direction a voulu faire un exemple, pour faire peur au personnel et le dissuader de protester contre le plan de restructuration. 

Michel risque trois ans de prison pour violences en réunion 

Et ce n'est pas tout : au printemps, il comparaîtra pour violences en réunion avec quatre de ses collègues. Il risque trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

L'équipe de "Complément d'enquête" est présente quand Michel récupère sa lettre de licenciement, qu'il lit face à la caméra : "Nous prononçons votre licenciement pour faute lourde, sans indemnités de licenciement, ni préavis, ni indemnités de congés payés." Michel regrette-t-il d'avoir participé à cette journée du 5 octobre ? Il trouve normal d'avoir été solidaire de ses camarades pour "défendre leur bifteck".

Extrait de "La chemise de la discorde", un reportage de Julien  Daguerre, Vincent Piffeteau et Marielle Krouk, diffusé dans "Complément d'enquête" du 3 décembre 2015. 

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