Cet article date de plus d'un an.

Vidéo "Heureusement qu’il y a les chiens et les chats" : une vétérinaire qui ne pourrait s'en sortir qu'avec "la rurale"

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
VIDEO. "Heureusement qu’il y a les chiens et les chats" : une vétérinaire qui ne pourrait s'en sortir qu'avec "la rurale"
Article rédigé par
France Télévisions

Les vétérinaires sont de moins en moins nombreux en zone rurale auprès des troupeaux. Une activité rude, chronophage et peu payée. Les soins consacrés aux animaux domestiques aident un peu à compenser ce qui est perdu avec les animaux d’élevage. Témoignage... Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 22 août 2020.

Estelle Blanchet, vétérinaire à Mussidan, en Dordogne, est encore l’une des rares femmes à exercer ce métier à la campagne, auprès des éleveurs. Si elle le pouvait, cette maman de deux enfants passerait son temps au milieu des vaches à faire ce qu’on appelle dans le jargon des vétérinaires de "la rurale".

La véto doit cependant faire tourner son cabinet en ville, créé il y a dix ans, où elle soigne aussi des animaux domestiques. Parce que s’occuper seulement des troupeaux de bovins, de chèvres ou de brebis n’est pas rentable. Une bonne partie de son temps, trop selon elle, est consacré aux tâches administratives, aux factures… et aussi aux réclamations de clients.

"On devrait facturer quasiment le double"

"La facture est peut-être chère, mais on a fait 88 kilomètres… Il conteste le montant mais il y a plus de 120 euros de déplacement. Je comprends qu’il râle, mais nous, on a fait une heure et demie de route. Quand on regarde vraiment le coût d’un salarié vétérinaire avec les charges, la voiture et l’essence, on devrait facturer quasiment le double", dit-elle au magazine "13h15 le samedi" (replay).

"Heureusement qu’il y a les chiens et les chats qui nous aident à compenser un peu ce qu’on peut perdre avec 'la rurale'. Je n’ai pas besoin de gagner des sommes mirobolantes et tant que je m’en sors, ça me va…" précise cette passionnée qui a dû investir 500 000 euros pour que son cabinet puisse accueillir aussi bien des chiens et des chats que des animaux d’élevage.

> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.