Corse : des militants veulent briser la loi du silence face à la mafia

Devant la recrudescence des assassinats en Corse, plusieurs collectifs de citoyens se dressent contre le crime organisé afin de briser la loi du silence. 

France 3

Le procès de Claude Chossat s'est ouvert lundi 28 octobre à Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Ce repenti de la mafia corse est inculpé pour le meurtre. Il est par ailleurs menacé de mort par le gang de la Brise-de-Mer, contre lequel il a renseigné la justice. Car dans un monde dominé par l'omerta, parler c'est aussi prendre le risque d'être menacé de mort. Mais deux assassinats en septembre 2019 ont créé un électrochoc au sein de la population en Corse, avec la création de deux collectifs qui veulent dénoncer cette violence qui gangrène l'île.

 Le crime organisé punit ceux qui s'opposent à lui

 Sur la plage de Cargese, en Corse-du-Sud, les touristes profitent durant la belle saison d'un environnement d'exception. Ils ne se doutent pas que le gérant de la paillote a été assassiné en septembre. Militant indépendantiste, sans liens connus avec la mafia, Maxime Susini a été abattu devant son établissement. Selon son oncle, il se savait menacé, car il se serait opposé à une bande locale. Les gangs locaux punissent ceux qui s'opposent à eux.

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Des policiers devant le tribunal d\'Aix-en-Provence avant l\'arrivée de Claude Chossat, le 28 octobre 2019.
Des policiers devant le tribunal d'Aix-en-Provence avant l'arrivée de Claude Chossat, le 28 octobre 2019. (GERARD JULIEN / AFP)