Banques en ligne : un secteur fragile qui peinent à rendre ses clients actifs

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Banques en ligne : un secteur fragile qui peinent à rendre ses clients actifs
FRANCE 3
Article rédigé par
M.Justet, J.Poissonnier, M.Perrier, Ph. Lagaune, P.Caron, C.Beauvallet - France 3
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Des centaines de milliers de personnes, jugées non-rentables par la banque ING, se sont retrouvées avec un compte en banque fermé brutalement, en début d'année. Pionnière lors de son implantation, elle fait aujourd'hui face à une sévère concurrence, qui a souvent du mal à être rentable.

Depuis quelques semaines, un message surprend les clients de la banque ING. Il leur indique que leur compte sera clôturé prochainement. Environ 300 000 personnes sont concernées, des propriétaires de comptes d'épargne peu utilisés. L'entreprise a annoncé la fin de son activité en France à la fin du mois de décembre. D'autres clients sont dans l'incertitude, comme Jean-Marie Mathé, 73 ans, titulaire d'un compte courant et d'une assurance vie. "À quelle sauce les comptes vont-ils être mangé ? (…) Je n'ai pas envie d'y perdre des plumes et payer pour la mauvaise gestion d'ING", explique-t-il. 

Un secteur fragile 

ING était pionnière en France lors de son lancement il y a 20 ans. Depuis, la concurrence s'est amplifiée, avec des offres à prix cassés. Un Français sur quatre a aujourd'hui un compte en ligne. Pourtant, le secteur connait quelques difficultés, et des problèmes de rentabilité. Les clients sont nombreux, mais souvent inactifs. "[Elles] dépensent beaucoup d'argent pour acquérir plus de clients possibles, charge après à elles de les rentabiliser. (…) Et toutes les banques en ligne n'arrivent pas à rendre les clients actifs", analyse Maxime Chipoy, directeur du site Moneyvox. 

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