Patrimoine : la folle restauration du château de la Mercerie, le "petit Versailles" charentais

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Patrimoine : la folle restauration du château de la Mercerie, le "petit Versailles" charentais
Article rédigé par
S.Bernuchon, C-M.Denis, L.Latour, Images : Drone Air3Production - France 2
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Alors qu'il tombait en ruines, le château de la Mercerie, en Charente, est en train d'être sauvé par des bénévoles, passionnés d'architecture. Un travail titanesque pour redonner vie à un bâtiment hors normes, surnommé le petit Versailles.

Au beau milieu de la campagne charentaise se cache une merveille inattendue : le château de la Mercerie, surnommé "le petit Versailles". Le château est un rêve inachevé, imaginé par deux frères, les Rhétoré, qui a failli disparaître à jamais. Pierrette a grandi entre ses murs. "J'étais étudiante, et je me servais de cette bibliothèque pour faire mes devoirs", confie-t-elle. Certains membres de sa famille étaient des employés très proches des deux propriétaires. 

C'est l'histoire d'un député et de son frère, passionnés d'architecture, qui décident au siècle dernier de construire un immense château. Les agriculteurs des environs sont mobilisés pour les travaux. Le projet, grandiose, attire les médias de l'époque. Les deux frères mourront toutefois ruinés, sans avoir pu achever la construction.

Sauvé par des bénévoles 

Laissé à l'abandon, le château est tombe en ruines durant 30 ans. Des centaines de bénévoles du village voisin ont repris le projet en 2010. Depuis plus de dix ans, ils passent tout leur temps libre à sauver le patrimoine. Si la restauration émerveille déjà les touristes du monde entier, les bénévoles veulent aller encore plus loin.

Derrière une partie de la façade, certaines pièces n'avaient jamais pu être construites. Devenu chef de chantier de la future orangerie, le maire n'en revient toujours pas. "Si vous m'aviez dit, il y a 12 ans, quand ce château était en ruines, que l'on serait en train de réaliser des pièces en imaginant ce que les frères Rhétoré voulaient faire, je vous aurais dit : 'Ce n'est pas possible'", confie-t-il. 

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