Grève du 31 janvier : les villes moyennes déterminées à poursuivre le mouvement

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Grève du 31 janvier : les villes moyennes déterminées à poursuivre le mouvement
France 2
Article rédigé par
C. Colinet, M. Mouamma, F. Ghislain - France 2
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Les villes moyennes se sont particulièrement mobilisées, mardi 31 janvier, plus encore que le 19 janvier. Certains y voient la colère des classes moyennes, d’autres l’inquiétude des salariés des usines, plus sensibles que d’autres aux questions de pénibilité.

Les rues de Douai (Nord) noires de monde. Mobilisation historique, mardi 31 janvier, selon les habitants. Selon les syndicats, environ 5 000 personnes ont rejoint la manifestation, c’est plus d’un habitant sur dix. Dans le cortège, beaucoup de salariés de l’industrie, la métallurgie ou encore la logistique. Dans cette ville du bassin minier, ce sont les secteurs qui concentrent le plus d’emplois, mais ils sont souvent éprouvants, selon Séverine Richez, 44 ans. "Je travaille en logistique, et ce sont des métiers très pénibles, il y a beaucoup de charges lourdes", dit-elle. 

Manifester jusqu’à l’abandon de la réforme 

La prise en charge de la pénibilité, c’est la préoccupation majeure aussi pour ces salariés d’Amazon. Eux préparent des colis dans un entrepôt. "On a des gestes qui, à force de répétition, nous usent", déclare un salarié. Douai, 40 000 habitants, est une ville particulièrement mobilisée contre la réforme des retraites. La dernière manifestation avait déjà rassemblé plus de 4 000 personnes. Un mouvement très suivi aussi dans le public. À Douai les manifestants l’assurent, ils sont déterminés à poursuivre le mouvement jusqu’à l’abandon de la réforme.  

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