Rachat d'Alstom : la contre-attaque de l'Etat

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Présenté parJulian Bugier

Diffusé le 15/05/2014Durée : 00h38

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Contre-attaque de l'Etat français face au projet de rachat d'Alstom. Un décret lui permet désormais de bloquer la prise de contrôle d'une entreprise par un groupe étranger dans plusieurs secteurs stratégiques. Ce "décret Montebourg" complète une mesure existante. C'est une sorte de droit de veto.

Pour défendre les entreprises françaises, Arnaud Montebourg s'est offert une nouvelle arme de dissuasion. Un décret pour protéger les secteurs jugés stratégiques. Désormais, un groupe étranger qui voudra pendre le contrôle d'une entreprise française devra obtenir l'autorisation de Bercy. Le système est mis en place depuis 2005 pour les secteurs de la défense des télécommunications et des jeux d'argent. Le décret va plus loin. Energie, transport, eau, santé publique, communications électroniques deviennent des domaines protégés. Sanofi, Airbus, Orange et EDF, 25% dés sociétés du CAC 40 pourraient être concernées. En 2005, Dominique de Villepin avait signé la 1re version. 9 ans plus tard, l'initiative d'Arnaud Montebourg est contestée à droite.

Cette mesure qui vient du dirigisme-interventionnisme va continuer de dissuader les investisseurs étrangers.

Le ministre de l'Economie espère reprendre la main sur Alstom. La cession de la branche énergie de l'entreprise est l'objet d'un bras de fer entre l'américain General Electric et l'Allemand Siemens. Ce nouveau décret ne rassure pas les salariés.

Je ne suis pas sûr que cela va changer les choses.

C'est normal, c'est une multinationale.

Dans un communiqué, General Electric réaffirme ses intentions: L'avenir d'Alstom devrait être tranché à la fin du mois de mai.

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