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Violences dans l'agglomération de Grenoble : "Il y a urgence à déployer une police de sécurité du quotidien"

Renzo Sulli, le maire d'Échirolles, dans la banlieue de Grenoble, a rendez-vous mardi 28 août au ministère de l'Intérieur pour évoquer les questions de sécurité.

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Radio France
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Une patrouille de la police de sécurité du quotidien en Meurthe-et-Moselle, le 14 mars 2018. (CEDRIC JACQUOT / MAXPPP)

Le maire PCF d'Echirolles, près de Grenoble, Renzo Sulli, a estimé, mardi 28 août sur franceinfo, qu'il y avait "urgence à déployer une police de sécurité du quotidien", comme c'est déjà le cas dans une trentaine de quartiers en France, afin de "rétablir un niveau de sécurité qui tranquillise les habitants". L'élu a rendez-vous le même jour au ministère de l'Intérieur.

"Nous avons été particulièrement déçus de ne pas avoir été retenus dans la première vague", a-t-il déploré sur franceinfo, alors que "l'utilisation des kalachnikovs" et des "armes blanches" est "régulière" et que le trafic de drogue se "fait au vu et au su de tout le monde".

franceinfo : Qu'allez-vous demander au ministère de l'Intérieur aujourd'hui ?

Renzo Sulli : Il y a urgence à déployer une police de sécurité du quotidien à Échirolles et dans l'agglomération grenobloise. Et nous avons été particulièrement déçus de ne pas avoir été retenus dans la première vague publiée en 2018. Ma démarche, c'est de repostuler à cette expérimentation et de défendre le fait qu'à Échirolles et dans l'agglomération grenobloise, il y a nécessité, compte tenu des événements, de déployer une police de sécurité du quotidien.

De quels événements parlez-vous ?

Il y a le trafic de drogue qui est important, qui se fait au vu et au su de tout le monde. Il suffit de se référer à ce que disait le procureur de la République l'an dernier : on dénombre 35 points de vente qui sont pratiquement en libre-service. Et puis il y a la circulation des armes à feu et des armes blanches. L'utilisation de fusils de type Kalachnikov est régulière, tout comme les armes blanches, on l'a vu malheureusement à Meylan fin juillet [lors d'une rixe mortelle devant une boîte de nuit]. Cela devient quelque chose de banal dans cette agglomération et il nous faut rétablir un niveau de sécurité qui tranquillise les habitants.

En quoi cette police de sécurité du quotidien permettrait de régler les choses ?

C'est une police qui doit être plus axée sur le terrain, qui fasse du lien avec les habitants, les commerçants, les entreprises, qui redonne confiance, qui soit respectueuse et respectée. Et c'est cela dont on a besoin, parce qu'aujourd'hui les forces de police sont au taquet et parce que le manque d'effectifs criant dans cette agglomération depuis un certain nombre d'années fait que le travail important qui est fait entre la police nationale et la police municipale trouve ses limites.

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