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Plus de Première dame à l'Elysée, qu'est-ce que ça change ?

François Hollande a officialisé sa rupture avec Valérie Trierweiler, samedi. Diplomatiques, économiques ou politiques, quelles sont les conséquences de cette décision ?

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France Télévisions
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Valérie Trierweiler dans la cour de l'Elysée, à Paris, le 15 mai 2012. (AFP)

Elle s'est envolée pour Bombay, dimanche 26 janvier, pour sa dernière visite avec chef de cabinet et garde du corps. A son retour, Valérie Trierweiler ne sera plus Première dame de France. La veille, François Hollande a officialisé leur rupture après plus de sept ans de vie commune et quinze jours de tumulte médiatique autour de leur vie privée. Diplomatiques, économiques ou politiques, quelles sont les conséquences d'une telle décision ? Francetv info décrypte ce changement. 

Des visites officielles en célibataire

Avant François Hollande, rares sont les présidents de la République française à avoir été célibataires ou en situation de célibat, rappelle Le Figaro. On les compte en fait sur les doigts d'une main : Louis-Napoléon Bonaparte président de 1848 à 1852, Gaston Doumergue, élu en 1924 et qui se marie 12 jours avant la fin de son mandat. Mais aussi Nicolas Sarkozy, célibataire durant quatre mois entre son divorce avec Cécilia en octobre 2007 et son remariage avec Carla Bruni en février 2008.

A l'étranger, nombre de chefs d'Etat sont célibataires, comme l'Algérien Abdelaziz Bouteflika ou le Bolivien Evo Morales, veufs, comme Raoul Castro (Cuba) et Cristina Kirchner (Argentine) ou divorcés comme Vladimir Poutine (Russie), Michelle Bachelet (Chili) et Dilma Rousseff (Brésil). 

Comme eux, François Hollande effectuera donc ses voyages officiels seuls. Premier à l'agenda : l'invitation, le 11 février, de Barack Obama, qui a fait savoir que la rencontre diplomatique aurait lieu "comme prévu".

400 000 euros d'économies

Deux agents contractuels et trois fonctionnaires, soit cinq collaborateurs mis à disposition par la présidence pour la Première dame. Selon René Dosière, député apparenté PS de l'Aisne et spécialiste des comptes de l'Elysée, invité de BFMTV, l'absence de compagne de chef de l'Etat engendrerait une économie de 400 000 euros.

Fervent opposant au statut de Première dame, le député évalue à 19 742 euros la rémunération nette mensuelle des cinq personnes travaillant avec la conjointe du président.

Le retour "aux vrais sujets"

"C'est fait." Voilà comment le ministre du Travail, Michel Sapin, proche de François Hollande, a salué, sur Europe 1, l'officialisation de la rupture du chef de l'Etat. Et de la qualifier de "décision nécessaire" pour des raisons de "clarté". Comme le détaille Le Parisien, cette communication de François Hollande "à titre privé" met fin à deux semaines de crise à l'Elysée. 

"Cette affaire est terminée", a déclaré sur BFMTV Thierry Mandon, porte-parole des députés socialistes. "Cela ne devait plus parasiter la vie politique", abonde l'écologiste François de Rugy. La droite, elle, appelle à "revenir aux vrais sujets", selon les mots du sénateur UMP des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, cité par Le Parisien. Ou ironise, à l'image de Thierry Mariani : "Au moins, Hollande est capable de prendre une décision dans sa vie privée."

A la veille de la publication des chiffres du chômage pour le mois de décembre, la majorité espère pouvoir tourner la page et entamer une nouvelle séquence autour du "Pacte de responsabilité" présenté par François Hollande en pleine tempête.

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