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Vidéo "Bande de tocards, vous ne savez pas qui je suis" : "Complément d'enquête" revient sur la nuit où Jean-Vincent Placé a dérapé

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"On n'est pas au Maghreb ici", "Bande de tocards, vous ne savez pas qui je suis"  : "Complément d'enquête" revient sur la nuit où Jean-Vincent Placé a dérapé
COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2

Le pouvoir rendrait-il fou ? "Complément d'enquête" sur "l'ivresse du pouvoir" revient sur la nuit où l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé a dérapé. Cette figure d’Europe Ecologie - Les Verts a écopé de trois mois avec sursis pour violences, propos racistes et outrage à agents.

Champagne, vin rouge, digestif... Dans le très chic 6e arrondissement de Paris, ce 4 avril 2018 au soir, c'est un dîner bien arrosé qui s'achève. Mais l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé n'a pas envie de se coucher. Avec un ami sénateur, il décide de continuer la soirée rue Guisarde. Ce sera la fête de trop... 

Le 20 septembre 2018, "Complément d'enquête" sur l'ivresse du pouvoir revient sur cette nuit où un ancien membre du gouvernement a dérapé. Les journalistes sont retournés dans le bar où clients et employés ne sont pas près d'oublier un spectaculaire dérapage. Ils l'ont raconté à Mathilde Lavernhe, la gérante de La Piscine. "Ici, il y a trois filles et un garçon, dit-elle en montrant un coin de la salle, les filles assez jeunes, 21 ans. Jean-Vincent Placé était là, et demande à une de ces filles : 'Est-ce que tu veux danser avec mon ami ?'" Face au refus de la jeune fille, poursuit-elle, "Jean-Vincent Placé la retient et lui dit : 'Si. Je te paye, et tu vas danser'." 

"Il faut un régime spécial pour me parler, je ne suis pas n'importe qui"

Comme elle lui tournait le dos, précise Mathilde Lavernhe, "il lui attrape le bras pour la retourner". Le geste est violent, la jeune femme se sent oppressée. Le portier de l'établissement demande alors à l'importun de laisser les jeunes filles tranquilles, puis de sortir. "C'est à ce moment-là qu'il a proféré des insultes racistes. Il lui dit : 'On n'est pas au Maghreb ici, tu ne sais pas qui je suis..." Une phrase que, lors de sa comparution, Jean-Vincent Placé a reconnu avoir prononcée. 

Car l'affaire s'est terminée devant la justice. L'ancien secrétaire d'Etat a fini la soirée en garde à vue. A la sortie du bar, le ton est monté, la police est intervenue. Ivre, Jean-Vincent Placé a insulté les fonctionnaires en ces termes, d'après le procès-verbal : "Bande de tocards, vous êtes de la merdouille. Il faut un régime spécial pour me parler, je ne suis pas n'importe qui." Auditionné le lendemain, il a reconnu "l'essentiel de ce qui a été rapporté" – à l'exception du terme "merdouille". Jean-Vincent Placé a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour violences, propos racistes et outrage à agents.

Extrait de "Jean-Vincent Placé : nuit d'ivresse", un reportage diffusé dans "Complément d'enquête" le 20 septembre 2018.

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