Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse, dans un camp de migrants en Grèce, en vante le modèle "remarquable"

Accompagnée de Michel Barnier et Eric Ciotti, la candidate Les Républicains à l'élection présidentielle a visité samedi le tout nouveau camp d'accueil des migrants sur l'île de Samos, en Grèce. Elle a salué la qualité de l'accueil alliée à "une vraie fermeté".

Article rédigé par
Audrey Tison - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Valérie Pécresse lors de son déplacement sur l'île de Samos, en Grèce, le 15 janvier 2022. (ALAIN JOCARD / AFP)

Oublié, le bidonville dans lequel se sont entassés jusqu'à 9 000 migrants. Les autorités grecques accueillent Valérie Pécresse dans une structure neuve, composée de préfabriqués. La candidate Les Républicains à l'élection présidentielle est en voyage en Grèce pour asseoir sa stature internationale. Pour cela, elle a donc visité le camp de migrants de l'île de Samos, modèle en la matière. Ouvert en septembre, ce "centre polyvalent de réception et d’identification" - selon son nom officiel - s'étend sur 12 000 m². Des préfabriqués blancs s'y alignent à perte de vue, le tout entouré de grilles et de fils barbelés. 

Ici, on dort dans des lits superposés, il y a des toilettes et un coin cuisine. Les demandeurs d'asile eux-mêmes le soulignent : les conditions d'accueil sont bien meilleures que dans l'ancien camp, un bidonville insalubre envahi par les rats et les insectes. "En ce qui concerne le logement et la sécurité sanitaire, c'est vraiment très bien, témoigne un Congolais. Mais il y a quand même des choses que nous déplorons, comme le fait que des gens n'ont pas vraiment accès à l'extérieur."

Des migrants protestent contre leurs conditions d'accueil : ils ne peuvent pas sortir librement du nouveau camp de Samos (Grèce). (AUDREY TISON / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)


Et en effet, seuls les demandeurs d'asile en attente de réponse ont le droit de sortir, mais seulement entre 8 heures et 20 heures. "Je ne peux pas sortir comme je veux pour aller en ville, j'ai l'impression que mon âme meurt à force d'attendre ici", confie un Syrien dans cette situation. Mais certains ne peuvent pas sortir du tout : ce sont les personnes dont les demandes d'asile ont été rejetées deux fois, ou les migrants qui viennent juste d'arriver. 

"Ici, c'est comme Guantanamo mais nous ne sommes pas des terroristes. Ils ne nous traitent pas comme des humains mais comme des animaux, je veux la liberté, j'ai un futur !"

Un Somalien arrivé au camp de Samos

à franceinfo

Caméras, drones et miradors permettent une surveillance à distance par les policiers et gardes. L'alcool et les armes sont interdites dans le camp, pour limier le risque de violences. Et pour y rentrer, il faut un badge, présenter ses empreintes digitales et passer sous un portique. 

Un modèle pour l'Europe, juge Valérie Pécresse

La candidate LR estime que ces conditions d'accueil et de contrôle des migrants sont "quand même assez remarquables : les ONG rentrent, il y a des écoles pour les enfants, une très grande sécurité, un vrai confort d'accueil... Et en même temps, il y a une vraie fermeté. Si on n'a pas le droit d'être là, on retourne dans son pays." 

Valérie Pécresse et Eric Ciotti écoutant les explications du directeur du camp de réfugiés de Samos (Grèce) le 15 janvier 2022 (AUDREY TISON / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Des camps comme celui-ci devraient être construits dans tous les pays du sud de l'Europe, estime la candidate LR à l'élection présidentielle, qui veut aussi aider les pays à mieux contrôler leurs frontières terrestres et maritimes. Pour cela, elle souhaite renforcer l'organisation Frontex.

Valérie Pécresse imagine déjà être le moteur de ce changement si elle est élue présidente. Si c'est le cas, elle devra aussi présider le Conseil de l'Union européenne pendant deux mois.

Migrants : Valérie Pécresse et le modèle grec - Reportage d'Audrey Tison
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