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Un sénateur tweete "mort aux cons" et claque la porte du PS

Philippe Esnol, maire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), se dit exaspéré après l'attitude du parti et du gouvernement.

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France Télévisions
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Philippe Esnol à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le 11 octobre 2006. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Philippe Esnol est le sénateur-maire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Cet élu a annoncé, mercredi 23 octobre, son intention de quitter le groupe socialiste du palais du Luxembourg pour rejoindre celui du Parti des radicaux de gauche (PRG), selon Le Parisien. Trois jours auparavant, il avait déjà tenu sur Twitter des propos acides à l'égard du PS.

Son ras-le-bol est global. Ce proche du président du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, explique qu'il n'est "plus en phase avec le PS et ceux qui le dirigent, en particulier Harlem Désir". Pour lui, la prise de position du premier secrétaire du Parti socialiste, qui a contredit François Hollande dans l'affaire Leonarda, est "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".

"Un parti d'apparatchiks"

Il critique également la façon dont l'exécutif a mené la réforme des rythmes scolaires, selon Metronews : "L'Etat laisse les collectivités assumer des décisions qui, en l'occurrence, créent plus de problèmes qu'elles n'apportent de solutions." Philippe Esnol s'en prend aussi à la politique fiscale du gouvernement, dénonçant "l'imposition nouvelle d'un million de foyers modestes !"

Philippe Esnol condamne enfin l'attitude du PS, qu'il qualifie de "parti d'apparatchiks incapables de se faire élire localement et qui s'autorisent à donner à tout le monde des leçons de morale empreintes de pathos sentimental et victimaire pour mieux servir leurs intérêts personnels."

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