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Un débat de bonne tenue, selon la presse

Les éditorialistes s'accordent sur la bonne tenue du débat entre les finalistes de la primaire PS mercredi sur France 2 et soulignent avec une belle unanimité que cela n'a donné "ni la guerre des deux roses, pas même la bataille des deux gauches".
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Un kiosque à journaux parisien (AFP)

Les éditorialistes s'accordent sur la bonne tenue du débat entre les finalistes de la primaire PS mercredi sur France 2 et soulignent avec une belle unanimité que cela n'a donné "ni la guerre des deux roses, pas même la bataille des deux gauches".

Auteur de cette formule, Jean-Claude Souléry de La Dépêche du Midi, a vainement cherché " ce qui les différencie vraiment". L'éditorialiste juge plutôt que "les postures qui sont apparues (...) tiennent davantage d'un effet de tribune pour congrès PS que d'une véritable divergence idéologique".

Patrick Fluckiger est sur la même ligne dans L'Alsace : "les deux candidats proposent la même politique fiscale, sociale, européenne, et il faut pousser loin les investigations pour trouver des divergences autres que de forme ou de priorités."

Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles d'Alsace) va jusqu'à les imaginer complices : "Pas de démondialisation, pas de protectionnisme, ont-ils entonné en coeur, l'une finissant même les arguments de l'autre, et vice-versa. Une complicité de fait, si nette qu'elle a dû ulcérer "le troisième homme." "Parfois trop technique, la discussion fut de bonne tenue.", trouve Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées).

Dans le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet reconnaît que "Martine Aubry et François Hollande ont pris à contre-pied les pronostics qui imaginaient un combat sanglant". "On attendait un débat, même vif (c'est le propre de toute confrontation démocratique), on a eu droit à une conversation à bâtons rompus, mises à part quelques piques" regrette-t-il.

Dans Le Midi Libre, Philippe Palat évalue les différences "une gauche forte et une gauche consensuelle. Une gauche précise, rigoureuse, déterminée face à une gauche rassurante, rassembleuse, fédératrice."
"Il y avait sur le plateau de France 2, hier soir, deux sociaux-démocrates et deux Européens de stricte obédience." observe Patrick Pépin dans Nord Eclair.
Hubert Coudurier du Télégramme va jusqu'à penser qu"un "nouveau couple est apparu, hier soir, dans la politique française, en effet on voit mal un François président sans une Martine Premier ministre."

Bruno Dive dans Sud-Ouest attend le débat du finaliste avec Nicolas Sarkozy: "ce débat, gauche droite, sera finalement plus facile pour celui ou celle qui sera désigné dimanche. Car tout sera plus clair, et surtout il ne sera pas nécessaire de retenir ses coups." "Il est au fond assez normal qu'Aubry et Hollande, ces deux enfants de Delors et de Jospin, soient d'accord sur l'essentiel. L'un pourrait donc être le Premier ministre de l'autre.", poursuit-il, "ce ne sera pas le cas - et il s'agissait peut-être de la principale information d'hier soir", conclut-il.

Dans le Figaro, Paul-Henri du Limbert renvoie les deux postulants dos à dos: "rien de fondamentalement neuf par rapport aux vieilles recettes utilisées jadis par la gauche au pouvoir."

"Hollande et Aubry, c'est du sérieux" juge de son côté Libération, clin d'oeil, la séduction en moins, à la fameuse phrase de Nicolas Sarkozy : "Carla et moi du sérieux". "A trois jours du vote, les deux finalistes de la primaire ont débattu hier sans s'écharper" estime le quotidien de gauche.

"Opposition de styles" pense 20 Minutes à propos des "primaires PS. Martine Aubry et François Hollande ont tenu leurs lignes respectives hier soir, dans un débat qui est resté feutré.", ajoute le quotidien gratuit.

"Dernier débat : face à Hollande, Aubry ne lâche rien" titre pour sa part le site du parisien.fr dont l'édition papier n'est pas en kiosque aujourd'hui à la suite d'un mouvement de grève des salariés qui protestent contre une réorganisation de leur travail.

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