Des paroles et des actes, France 2

Un Français sur trois favorable à un accord national UMP-FN

Parmi les sympathisants de l'UMP, 44% se disent ouverts à un tel accord entre les deux partis.

Environ un Français sur trois est favorable à un accord national ou local entre l\'UMP et le Front national, selon un sondage Ipsos publié jeudi 10 octobre 2013.
Environ un Français sur trois est favorable à un accord national ou local entre l'UMP et le Front national, selon un sondage Ipsos publié jeudi 10 octobre 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La stratégie de dédiabolisation du Front national menée par Marine Le Pen semble porter ses fruits. Environ un Français sur trois est favorable à un accord national ou local entre l'UMP et le Front national, selon un sondage Ipsos Public Affairs réalisé pour France 2 et Le Parisien, et publié jeudi 10 octobre.

L'enquête a été effectuée pour l'émission "Des Paroles et des Actes", diffusée jeudi soir sur France 2, et dont l'invité est le président de l'UMP, Jean-François Copé. Il sera appelé à la commenter.

Des positions qui se rapprochent entre UMP et FN

Dans le détail, 31% des personnes interrogées sont favorables à un accord entre l'UMP et le Front national au niveau national "pour gouverner le pays". Quelque 11% sont "tout à fait favorables" et 20% "plutôt favorables" à un tel accord, 57% s'y disant opposées (43% "tout à fait opposées" et 14% "plutôt opposées"). Sans surprise, la proportion des avis favorables est la plus forte chez les sympathisants du parti d'extrême droite (74%), alors qu'elle tombe à 44% chez ceux de l'UMP et 35% du côté de l'UDI.

Quant à la possibilité d'un accord au niveau local "pour diriger des grandes villes ou les régions", les avis favorables atteignent 35% et ceux qui y sont opposés 54%.

Enfin, 43% de Français pensent que les idées et propositions des deux formations se rapprochent "sur certains sujets", tandis que 15% les voient se rapprocher "sur la plupart des sujets". 23% estiment qu'elles restent éloignées.

Enquête réalisée par téléphone du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).