En cas de second tour PS-FN, NKM vote socialiste

La candidate UMP à la mairie de Paris refuse e de renvoyer dos à dos le FN et le PS, comme beaucoup le font dans son parti. 

Nathalie Kosciusko-Morizet, la députée-maire UMP de Longjumeau (Essonne), à Paris, le 4 juillet 2013.
Nathalie Kosciusko-Morizet, la députée-maire UMP de Longjumeau (Essonne), à Paris, le 4 juillet 2013. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Elle persiste est signe. Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), auteure d'un livre titré Le Front antinational en 2011, refuse dimanche 22 septembre de renvoyer dos à dos le FN et le PS, comme beaucoup le font dans son parti, et réaffirme qu'elle voterait socialiste dans l'hypothèse d'un second tour PS-FN.

Invitée de l'émission "Tous Politiques" (FranceInter/France24/LeParisien), l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, candidate UMP à la mairie de Paris, était interrogée sur la vive controverse dans son parti suscitée par les propos de François Fillon sur le FN le 8 septembre. En cas de duel PS-FN au second tour d'une élection, l'ex-Premier ministre conseillerait de voter pour "le moins sectaire", ce qui n'exclut pas nécessairement le candidat frontiste, avait-il alors déclaré.

"Face aux extrémismes il ne faut pas s'abstenir"

Plutôt que des consignes de vote - ce temps-là "est fini" selon elle - les Français "attendent des politiques qu'ils soient très clairs sur ce qu'ils veulent pour la France, et ce qu'ils feraient, y compris dans des situations comme un affrontement au deuxième tour FN-PS", fait valoir NKM. "Et j'avais écrit à l'époque moi ce que je ferais, je ne renvoie pas dos à dos le FN et le PS et je pense que face aux extrémismes il ne faut pas s'abstenir", ajoute l'ex-ministre.

Que faire dans ce cas de figure ? "Je l'avais dit et je l'ai écrit (...) en cas de duel FN-PS, je ne renvoie pas dos à dos les uns et les autres", insiste-t-elle. Donc pas de consigne ? "Pas de consigne, mais je vous dis moi ce que je fais, dans ce cas moi je vote PS". Un tel positionnement avait valu à la députée de l'Essonne d'être désignée comme une des principales cibles du FN lors des législatives de 2012.