Nicolas Sarkozy a réglé à l'UMP la pénalité de la campagne 2012

L'ancien président a déboursé 363 615 euros de sa poche pour payer l'amende infligée en raison des dépassements de frais de campagne lors de la présidentielle 2012.

Nicolas Sarkozy, le 7 novembre 2014, donne un discours à Paris lors de la campagne pour la présidence de l\'UMP.
Nicolas Sarkozy, le 7 novembre 2014, donne un discours à Paris lors de la campagne pour la présidence de l'UMP. ( PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Nicolas Sarkozy a fait un chèque à l'UMP, mercredi 3 décembre, pour régler la pénalité qui lui avait été infligée après le rejet de ses comptes de campagne en 2012 et que le parti avait payée. D'après Europe 1, l'ancien président a déboursé 363 615 euros de sa poche pour s'acquitter de cette amende de la Commission nationale des comptes de campagne.

Avec ce chèque, Nicolas Sarkozy entend "mettre la formation politique qu'[il] préside à l'abri de toutes contestations", écrit-il dans une lettre adressée à Jacques Laisne, le trésorier de l'UMP, et qui doit être rendue publique prochainement.

Un chèque qui ne clôt pas l'enquête judiciaire

Nicolas Sarkozy a été élu, samedi 29 novembre, président de l'UMP avec 64,5% des voix face à Bruno Le Maire (29,18%) et Hervé Mariton (6,32%). Il s'agit désormais pour lui de faire taire les critiques dans son camp. D'autant que le parti reste divisé entre les soutiens des différents présidentiables (sarkozystes, juppéistes, fillonistes...).

Mais ce remboursement par l'ancien chef de l'Etat ne clôt pas pour autant le volet judiciaire de cette affaire. Le parquet de Paris a en effet ouvert le 2 juillet une information judiciaire sur le paiement par l'UMP de cette pénalité infligée au candidat Nicolas Sarkozy après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. L'enquête vise un éventuel "abus de confiance" au préjudice de l'UMP, qui avait alors réglé la facture à la place du candidat.

L'affaire Bygmalion suit également son cours

L'amende ne met pas non plus fin à l'affaire Bygmalion. Cette entreprise de communication est soupçonnée d'avoir établi de fausses factures ayant permis d'imputer à l'UMP, et non au candidat Sarkozy, 18 millions d'euros sur ses comptes de campagne en 2012. L'affaire suit son cours et pourrait valoir au nouveau président de l'UMP de nouvelles convocations devant la justice.