VIDEO. Morano maintient ses propos sur la "race blanche" et dénonce "une instrumentalisation"

Critiquée par les caciques de son parti, l'élue Les Républicains a "déploré qu'on ait instrumentalisé" ses propos et a estimé qu'elle était victime de la campagne pour la primaire de la droite et du centre.

Europe 1

Nadine Morano persiste et signe. L'élu Les Républicains, sous le feu des critiques, même dans son propre camp, a "évidemment" maintenu ses propos sur la "race blanche", mercredi 30 septembre, au micro d'Europe 1. "Je ne retirerai pas mes propos", a-t-elle annoncé, assurant citer des propos du général De Gaulle.

Critiquée par les caciques de son parti, l'élue "déplore qu'on ait instrumentalisé ces propos, notamment de la part d'Alain Juppé". Et d'ajouter : "Il faut dézinguer les petits concurrents."

Elle exclut de renoncer aux régionales

Car Nadine Morano a annoncé, début septembre, sa candidature à la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Et c'est cela qui, selon elle, lui vaut aujourd'hui les foudres de ses pairs.

"Nous sommes dans le contexte d'une primaire, cela crée, comme je l'avais annoncé une forme de schizophrénie. La boîte à gifle est ouverte. J'ai bien vu que les candidats et que leurs snipers, leurs porte-flingues, étaient de sortie pour venir instrumentaliser mes propos", a-t-elle contre-attaqué.

Affirmant avoir le soutien de "beaucoup de parlementaires", elle a exclu de renoncer à conduire la liste de la droite et du centre en Meurthe-et-Moselle pour les régionales de décembre, comme le souhaitent ses colistiers. "Chacun devrait baisser en température", a lancé Nadine Morano. 

 

Nadine Morano, le 30 mai 2015, à Paris (France).
Nadine Morano, le 30 mai 2015, à Paris (France). (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)