Emmanuel Macron sur l'Europe : une tribune "creuse", du "blabla", pour Nadine Morano

Nadine Morano, députée européenne Les Républicains, réagit à la publication lundi soir d'une tribune d'Emmanuel Macron dans les colonnes de plusieurs titres de presse de l'Union européenne, 

Nadine Morano, lors de l\'université d\'été des Républicains à La Baule, le 1er septembre 2018.
Nadine Morano, lors de l'université d'été des Républicains à La Baule, le 1er septembre 2018. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)

Le président Emmanuel Macron propose de "remettre à plat l'espace Schengen" afin de rétablir "la liberté en sécurité", dans une tribune publiée lundi soir dans plusieurs médias de l'Union européenne. "Elle est tellement creuse" cette tribune, réagit sur franceinfo Nadine Morano, députée européenne Les Républicains. "Ce sont des mots, c'est du blabla." "Je ne suis absolument pas pour l'effacement de la France, explique-t-elle. Emmanuel Macron s'adresse aux citoyens de l'Europe, moi je m'adresse aux Français pour une France forte, dans une Europe forte."

Dans cette tribune le mot France n'apparaît qu'une seule fois. C'est le macronisme, la France doit s'effacer dans ce fédéralisme européen.Nadine Moranoà franceinfo

Dans cette tribune, Emmanuel Macron propose de faire un grand débat. "Il ne sait que débattre, jamais décider, trancher, il passe à côté des vrais problèmes." "Lorsqu'il parle des frontières, il oublie de dire que la police de frontières ça existe déjà, ça s'appelle Frontex, et que le budget nous l'avons passé à plus de 320 millions d'euros."

Des mois que Raffarin "joue en Macronie"

Enfin Nadine Morano se réjouit que Jean-Pierre Raffarin "ait enfin clarifié sa position". L'ancien Premier ministre a annoncé qu'il soutiendra Emmanuel Macron et son programme en vue des élections européennes. "Cela fait des mois qu'il joue en Macronie. M. Raffarin a besoin d'être dans les petits papiers du président et je déplore que pour cela il accepte des propositions creuses qui ne lui ressemblent pas et le chaos dans lequel se trouve la France aujourd'hui." Pour les élections européennes, "je serai candidate et quand je lis sa tribune, encore deux fois plus."