Des organisations et élus de gauche lancent un recours en justice contre l'emploi du nom Les Républicains par l'UMP

Cette procédure intervient alors que les adhérents de l'UMP sont appelés à voter, les 28 et 29 mai, sur la nouvelle dénomination du parti.

Les adhérents UMP sont appelés à se prononcer, les 28 et 29 mai 2015, sur la nouvelle appellation prévue pour le parti, Les Républicains.
Les adhérents UMP sont appelés à se prononcer, les 28 et 29 mai 2015, sur la nouvelle appellation prévue pour le parti, Les Républicains. (GERARD BOTTINO / CITIZENSIDE / AFP)

Le nouveau baptême de l'UMP va-t-il être compromis ? Plusieurs organisations et élus de gauche ont obtenu de la justice, vendredi 15 mai, qu'elle examine en urgence la légalité de l'utilisation du nom Les Républicains comme nouvelle appellation du parti de droite, annoncent leurs avocats à l'AFP. 

"Ce mot représente l'idéal politique de la France"

Critiqué, notamment à gauche, ce changement de nom souhaité par Nicolas Sarkozy doit être proposé au vote des militants de l'UMP les 28 et 29 mai. Le recours, notamment lancé par la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, sera examiné par le tribunal des référés de Paris vendredi 22 mai, à 13h30, précisent dans un communiqué commun Mes Matthieu Boissavy, Joseph Bréham, Vincent Fillola et Christophe Lèguevaques.

Les avocats estiment qu'en choisissant cette dénomination, l'UMP "a délibérément créé un trouble civil, social et politique majeur en France, source de divisions entre les Français et d’atteintes au régime républicain constitutionnel". "Le mot 'républicain' représente l’idéal politique de la France, un idéal commun à tous les Français, quelles que soient leurs sensibilités politiques", assurent-ils.

L'entourage de Nicolas Sarkozy "pas du tout inquiet"

L'assignation (en PDF) vise à la foi l'UMP et l'agence Aubert Storch, qui a déposé pour le compte du parti le nom et le logo des Républicains à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). Interrogé par Guillaume Daret de France 2, l'entourage de Nicolas Sarkozy se dit "pas du tout inquiet" face à ce recours : "Il n'y a aucun sujet."