L'UMP devient les Républicains après un "oui" massif des militants

Le changement d'appellation de l'UMP, soumis jeudi et vendredi au vote des militants, doit être entériné samedi lors d'un congrès.

Nicolas Sarkozy le 26 mai 2015 au Havre (Seine-Maritime) lors d\'un meeting de l\'UMP.
Nicolas Sarkozy le 26 mai 2015 au Havre (Seine-Maritime) lors d'un meeting de l'UMP. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)
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Cette fois, c'est fait. L'UMP s'appelle désormais les Républicains. Nicolas Sarkozy l'a annoncé vendredi 29 mai dans un "Appel à tous les Républicains de France", diffusé sur le nouveau site internet de son parti. Cette nouvelle appelation doit être entérinée samedi lors d'un congrès "fondateur" sous l'égide de son président. 

Le changement d'appellation de l'UMP était soumis jeudi et vendredi au vote des militants. Le nouveau nom a été approuvé à 83,28%, d'après un communiqué. Seuls 16,72% des adhérents s'y sont opposés. Les militants approuvent également à 96,34% les nouveaux statuts et à 94,77% la composition du nouveau bureau politique. La participation n'est cependant que de 45,74%, soit 97 440 votants sur les 213 030 militants appelés à voter. 

Nouveau nom et nouveau sigle

L'"appel", lancé par l'ex-président et relayé sur son compte Twitter, est présenté dans un cadre tricolore et surmonté du sigle du nouveau parti, un R stylisé, lui aussi bleu, blanc et rouge.

Le texte se poursuit par une anaphore, figure de style chère à François Hollande qui consiste à répéter une même expression en début de phrase.

Sarkozy manie l'anaphore comme Hollande

"'Républicains', ce n'est pas seulement le nouveau nom d'un parti (..) 'Républicains', c'est le nom de ceux qui préféreront toujours la liberté (...) 'Républicains', c'est ainsi que se nomment celles et ceux qui se battent pour l'émancipation de la personne humaine et pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (...) 'Républicains', c'est ainsi que se nomment celles et ceux pour qui le combat contre le fanatisme et l'intégrisme, contre l'obscurantisme et la déraison, contre la barbarie et la sauvagerie qui menacent toute forme de civilisation dans le monde, est au-delà de la droite et de la gauche."


Nicolas Sarkozy conclut par un ultime appel : "La République a besoin de chacune et de chacun d'entre vous (...) Unissons-nous."