Tous les candidats ont répondu au CCFD, sauf Nicolas Sarkozy

Tous les candidats à la présidentielle ont répondu -sauf un, Nicolas Sarkozy- au CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) qui leur avait adressé un questionnaire sur "16 propositions pour un monde plus juste".

Délégation du CCFD devant le sièfe de campagne de Nicolas Sarkozy
Délégation du CCFD devant le sièfe de campagne de Nicolas Sarkozy (Pierre Magnan)

Tous les candidats à la présidentielle ont répondu -sauf un, Nicolas Sarkozy- au CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) qui leur avait adressé un questionnaire sur "16 propositions pour un monde plus juste".

Nous avions ici suivi la campagne du CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) pour faire connaître leurs propositions pour "la solidarité internationale". Des propositions visant notamment à lutter contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux ou la spéculation sur les marchés agricoles.

Selon le CCFD, une association qui regroupe quelque 11.000 bénévoles, "Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly s'engagent sur tous les points ; François Hollande et François Bayrou se montrent favorables à plusieurs de nos propositions. Nicolas Sarkozy n' pas répondu". (Le CCFD avait choisi de n'interpeller que les candidats dont le parti dispose actuellement d'une représentation parlementaire, soit 6 candidats à la présidentielle sur 10).

On peut voir les réponses de tous les candidats sur le site du CCFD.

Il ressort que deux candidats ont été plus loin que le CCFD. Jean-Luc Mélenchon affirme notamment : "adhérer au combat pour la justice fiscale et sociale et insiste sur la nécessité d'harmoniser les règles à l'échelle internationale pour sortir de la situation actuelle de concurrence entre les législations nationales", dans sa réponse au CCFD.

De son côté, François Hollande affirme dans sa réponse : "Votre dossier met en avant et je partage cette priorité, la nécessité de promouvoir bien plus fortement la transparence des flux financiers internationaux, pour lutter d'une part contre les dérives d'une finance dérégulée, mais aussi combattre avec beaucoup plus d'efficacité la fraude et l'évasion fiscales".