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Suppression du référendum grec : "ce n'est pas une victoire", selon François Bayrou

Le président du Modem François Bayrou a été le plus prompt à réagir vendredi après l'annonce, faite à la fin du sommet du G20, qu'Athènes abandonnait le projet de référendum. Ce projet "n'était pas un crime. Ils en avaient le droit", a-t-il dit.
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François Bayrou (AFP)

Le président du Modem François Bayrou a été le plus prompt à réagir vendredi après l'annonce, faite à la fin du sommet du G20, qu'Athènes abandonnait le projet de référendum. Ce projet "n'était pas un crime. Ils en avaient le droit", a-t-il dit.

"Est-ce-que M. Papandréou avait le droit de faire un référendum auprès de son peuple pour savoir s'il pouvait accepter le grand choix de l'euro et les sacrifices qui vont avec? Et bien, selon moi, il en avait le droit", a déclaré le président du Mouvement démocrate sur Radio Classique et Public Sénat.

"A l'égard des peuples il y a là pour le moins une maladresse"

Pour le leader centriste, "il n'y a en effet rien de plus naturel que de se retourner vers un peuple quand on va lui demander des sacrifices" même si, a-t-il relativisé, le Premier ministre grec aurait dû en parler aux autres dirigeants lors des négociations. "Je ne dis pas que je regrette (le référendum ), je dis qu'à l'égard des peuples il y a là pour le moins une maladresse", a précisé le troisième homme de la présidentielle de 2007 en évoquant les conditions du retrait.

Organiser un référendum, "ce n'est pas un crime"

"Pour un peuple, ça veut dire que c'est de l'extérieur que viennent les pressions qui vont le réduire à une situation de plus en plus difficile", a-t-il fait valoir en réaffirmant qu'organiser un référendum , "ce n'était pas un crime". "Ils en avaient le droit. La manière dont cela a été fait, je la discute. Mais, sur le fond, considérer que c'est une victoire d'avoir interdit à un peuple de s'exprimer me paraît quelque chose de dangereux", a-t-il dit.

Pour François Bayrou, la situation de la Grèce résulte "d'une erreur de stratégie à l'intérieur de l'Europe qui a consisté à vouloir régler un par un les problèmes des pays en situation de surendettement à l'intérieur de la zone euro". Mais, a-t-il prédit, "on va en arriver, au bout du chemin (...) à ce qu'on aurait pu faire à la première minute, c'est-à-dire à une déclaration de solidarité qui fasse que les institutions de la zone euro garantissent la dette de la zone euro, en lui substituant une dette européenne peut-être".

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