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Serge Dassault (UMP) assure que les industriels quitteront la France si François Hollande est élu

Trente ans après Michel Poniatowski, ministre de Valéry Giscard d'Estaing, Serge Dassault, sénateur UMP et propriétaire du Figaro, agite un chiffon rouge, en affirmant que les industriels quitteront la France en cas de victoire de François Hollande.
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Serge Dassault au premier plan avec Valéry Giscard d'Estaing au salon du Bourget en 1979 (ARCHIVE / AP POOL / AFP)

Trente ans après Michel Poniatowski, ministre de Valéry Giscard d'Estaing, Serge Dassault, sénateur UMP et propriétaire du Figaro, agite un chiffon rouge, en affirmant que les industriels quitteront la France en cas de victoire de François Hollande.

En 1981, Michel Poniatowski, ministre de l'intérieur de Valéry Giscard d'Estaing, promettait des chars russes sur la place de la Concorde si François Mitterrand remportait l'élection présidentielle.

Trente ans après, Serge Dassault prévoit le départ de France des insdustriels si François Hollande entre à l'Elysée.

Michel Poniatowski en compagnie du président Giscard d'Estaing (STF / AFP)

Avionneur célèbre, propriétaire du quotidien Le Figaro et sénateur (UMP) de l'Essonne, M. Dassault a affirmé mercredi 8 février, lors d'une réunion publique au siège de l'UMP, que les industriels qui n'avaient pas encore quitté la France malgré la "catastrophe économique" de l'Impôt sur la fortune (ISF) allaient le faire "à cause de Hollande".

"Ils ont peur des socialistes"

"L'ISF est une catastrophe économique qui a fait partir des milliers d'industriels (de France). Ils vont essayer de partir maintenant qu'ils ont peur des socialistes", a déclaré le sénateur, lui-même chef d'entreprise, en prenant la parole lors d'une réunion thématique consacrée à "la lutte contre les délocalisations pour protéger les emplois et réindustraliser la France".

"Ceux qui restent vont partir à cause de Hollande", a-t-il déploré, se plaçant ainsi dans la perspective d'une victoire du candidat socialiste à la présidentielle.

"Qui va faire la croissance ? Qui va faire les emplois ? C'est pas les pauvres... Alors les riches, c'est bien, faut les garder !", a poursuivi M. Dassault.

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