Selon Bernard Accoyer, le mécanisme des primaires finira par s'imposer en France

Le président UMP de l'Assemblée nationale s'est distingué mardi des critiques émises par Nicolas Sarkozy à l'encontre de la primaire organisée par le Parti socialiste.

Bernard Accoyer, président UMP de l\'Assemblée nationale
Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale (AFP)

Le président UMP de l'Assemblée nationale s'est distingué mardi des critiques émises par Nicolas Sarkozy à l'encontre de la primaire organisée par le Parti socialiste.

Pour Bernard Accoyer, "les primaires présentent l'avantage pour un parti de gouvernement qui n'est pas représenté par le président de la République, ce qui est la situation actuelle du Parti socialiste, d'éviter la multiplication des candidatures et d'éviter une situation comparable au 21 avril 2002".

Interrogé par la presse sur les critiques à l'égard des primaires de Nicolas Sarkozy, qui a laissé entendre qu'elles étaients contraires à l'esprit de la Ve République mardi lors du petit-déjeuner de la majorité, Bernard Accoyer a répondu qu'il n'était "pas présent au petit-déjeuner". Il s'est en revanche distingué des propos du Président.

"Nous sommes en train de vivre une évolution de la Ve République, avec deux cas de figure: un président (qui ne peut faire que deux mandats consécutifs), où le candidat naturel de la majorité est le président lui-même, et l'autre cas, celui du parti de gouvernement challenger, qui a plusieurs personnalités qui veulent être candidats. Dans ce cas de figure, personnellement, je pense que le mécanisme des primaires finira par s'imposer en France".

Critique de la démondialisation

Bernard Accoyer a également tiré à boulet rouge sur le thème de campagne phare du socialiste Arnaud Montebourg, qualifiant la "démondialisation" d'"utopie qui n'est pas sérieuse. Faire croire aux Français que la France, qui représente 1% de la population de la planète, pourrait se mettre à l'écart de ce qui, depuis 35 ans, fait que les pays émergents incarnent cette démondialisation, c'est mentir aux Français", a affirmé le président de l'Assemblée nationale.