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Sarkozy précise son idée d’un référendum sur l’immigration

Lors de son premier meeting de campagne, ce soir à Annecy, le candidat-président a détaillé sa proposition de référendum sur la lutte contre l'immigration illégale. Il a aussi accusé les "corps intermédiaires" de vouloir "parler à la place du peuple".
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

C’était l’une des pistes
lancées dans son interview au Figaro magazine. Nicolas Sarkozy a précisé ce
soir, lors de son premier meeting, ce qu’il entendait en évoquant un référendum
sur la lutte contre l’immigration illégale.

"Pour faire respecter
le droit, un juge suffit. Or, il y en a deux actuellement qui se partagent les
contentieux, le juge administratif qui est le juge de l'expulsion et le juge
judiciaire qui est le juge de la rétention
, a-t-il exposé. Ce qui rend les
choses très compliquées avec ces deux juges, c'est quand leurs décisions sont
contradictoires. Je propose qu'à l'avenir il n'y ait plus qu'un seul juge et
que ce soit le juge administratif
".

Une telle réforme exigerait
une modification de la Constitution, possible par un vote au Congrès ou par
référendum. La majorité désormais de gauche au Sénat rend la voie parlementaire
plus incertaine pour la droite.

"Les corps intermédiaires
font écran entre le peuple et le gouvernement"

Nicolas Sarkozy a aussi
repris un thème abordé hier soir sur TF1 lors de sa déclaration de candidature :
"l'entre-soi des élites ", source selon lui de "compromis boiteux ". Le référendum est selon
lui l’outil idéal pour ôter aux Français "l'impression que tout se décide
en dehors d'eux, qu'ils sont à la merci d'un spéculateur à l'autre bout du
monde ou d'un bureaucrate
". Une référence explicite à la "France du
non
".

Le président de la
République sortant raconte avoir "pu mesurer pendant cinq ans à quel point
les corps intermédiaires font écran entre le peuple et le gouvernement. Les
syndicats, les partis, les groupes de pression, les experts, les commentateurs,
tout le monde veut parler à la place du peuple sans jamais se soucier de ce que
le peuple veut, de ce qu'il pense et de ce qu'il décide, comme si le peuple n'était
pas assez intelligent
".

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