Cet article date de plus d'onze ans.

Salaires, quotient familial, cotisations : Hollande précise ses intentions

Le candidat socialiste a donné quelques indications sur ces trois thèmes lors de sa conférence de presse ce matin. Les salaires seront négociés avec les syndicats lors d'un grand sommet, la réforme du quotient familial ne touchera que les plus riches et les cotisations patronales et salariales augmenteront légèrement.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

 

Les salaires, il verra après la victoire  

Alors que les commentateurs remarquaient l’absence du SMIC dans le projet dévoilé ce matin par le Parisien/Aujourd’hui en France, François Hollande a du répondre à une question sur les salaires à la fin de la conférence de presse. Et là, il a déclaré : cette question "sera posée dans la conférence sociale que j'ouvrirai au lendemain de notre victoire [...] Tout sera évoqué, y compris même le mode de calcul du Smic, savoir s'il ne faut pas changer les critères de réévaluation [...]
Je préfère le faire dans la négociation […] Donc nous aurons cette discussion avec les partenaires sociaux".

Quotient familial, seuls les plus riches seront touchés  

François Hollande a assuré qu’il conserverait le quotient familial, mais il va le réformer pour le rendre "plus juste". Il veut abaisser le plafond du quotient pour les ménages les plus aisés : passer de 2.300 euros actuellement à 2.000 euros. Et il précise que les avantages fiscaux dont bénéficient les ménages gagnant moins de 6 Smic (environ 6.600 euros, ndlr) ne seront pas remis en cause.

"En revanche au-dessus de 6, 7, et a fortiori 10 Smic, l'avantage fiscal sera réduit", dit-il. "Pour une famille de trois enfants, avec 9 Smic, il y aura une perte de 273 euros dans l'année" , a-t-il calculé. Cette mesure sur le quotient familial doit permettre de financer l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire de 25% pour que les 3 millions de ménages modestes.

Cotisations en hausse

François Hollande prévoit enfin de relever de 0,1% par an les cotisations patronales et salariales au cours de son quinquennat. Et cela pour permettre de financer le départ à la retraite à 60 ans des français qui ont commencé à travailler tôt et qui ont donc les durées de cotisation exigées.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Politique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.