Rythmes scolaires : Jean-Marc Ayrault recadre les annonces de Vincent Peillon

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a promis vendredi sur France Inter une "concertation" avec enseignants et parents d'élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours.

Jean-Marc Ayrault, invité du JT de France 2, le 16 mai 2012.
Jean-Marc Ayrault, invité du JT de France 2, le 16 mai 2012. (FTV)

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a promis vendredi sur France Inter une "concertation" avec enseignants et parents d'élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours.

Invité de France Inter, Jean-Marc Ayrault a tenu, vendredi, à apporter des précisions sur les annonces de Vincent Peillon sur les rythmes scolaires. Le premier ministre a promis une "concertation" avec enseignants et parents d'élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours, à l'issue de laquelle un "arbitrage" sera rendu.

France Inter, vendredi 18 mai 2012



Jeudi, le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, a "eu raison de rappeler que c'était une priorité" mais les décisions seront prises à l'issue d'une "concertation", a précisé M. Ayrault.

M. Peillon avait indiqué jeudi que revenir à la semaine de cinq jours "n'est pas le plus simple, mais nous le ferons", sur France Inter, juste avant de prendre ses nouvelles fonctions. La décision de faire classe le mercredi matin ou le samedi matin serait laissée aux collectivités locales. La semaine de quatre jours avait été mise en place en 2008.

France Inter, jeudi 17 mai 2012



Ségolène Royal avait critiqué jeudi l'annonce par le nouveau ministre de l'Education, Vincent Peillon, du retour à la semaine de cinq jours dans le primaire, estimant qu'une telle décision nécessitait de la "concertation" et devait être "arbitrée" par le Premier ministre. "Je pense que la journée d'une passation de pouvoirs, ce n'est pas le moment de faire des annonces. On peut annoncer des intentions, je crois que c'est ce qu'il a fait. Il n'a pas annoncé que les choses allaient être faites du jour au lendemain", a-t-elle ajouté. "C'est la démonstration qu'il faut faire très attention dans les annonces gouvernementales et respecter, comme l'a demandé Jean-Marc Ayrault et comme c'est inscrit dans la charte de déontologie (présentée jeudi en Conseil des ministres), les démarches de consultation sur des sujets extrêmement sensibles qui mettent en cause beaucoup de choses", a souligné Mme Royal.

Elle semble avoir été entendue.