Royal veut créer "un ministère de la croissance verte et de l'emploi"

Ségolène Royal, candidate à la primaire PS, a préconisé mercredi la création "d'un grand ministère de la croissance verte et de l'emploi", estimant que "la révolution écologique" doit être le levier d'"une nouvelle aventure industrielle".

Ségolène Royal entend entamer \"une nouvelle aventure industrielle\" avec la \"révolution écologique\".
Ségolène Royal entend entamer "une nouvelle aventure industrielle" avec la "révolution écologique". (AFP - Fred Dufour)

Ségolène Royal, candidate à la primaire PS, a préconisé mercredi la création "d'un grand ministère de la croissance verte et de l'emploi", estimant que "la révolution écologique" doit être le levier d'"une nouvelle aventure industrielle".

La présidente de Poitou-Charentes fait du pied aux électeurs écologistes. La candidate à la primaire socialiste a proposé mercredi la création "d'un grand ministère de la croissance verte et de l'emploi", estimant que "la révolution écologique" doit être le levier d'"une nouvelle aventure industrielle". Ce ministère regrouperait "tous les enjeux techniques de l'écologie et de la croissance verte, c'est-à-dire l'énergie, les transports, le logement et la prévention des risques", a déclaré Mme Royal lors de sa conférence de presse hebdomdaire au siège du PS.

Selon elle, "la croissance verte" doit être au coeur de "la reconquête industrielle". "C'est une nouvelle frontière crédible", "un levier majeur pour sortir de la crise" qui doit permettre "la création d'au moins 500.000 emplois nouveaux en 5 ans".

"La France vient de subir au cours des années passées une désindustrialisation catastrophique : nous avons perdu en 10 ans la moitié de notre production industrielle, depuis 2002 plus de 500.000 emplois industriels ont été détruits, nous déposons trois fois moins de brevets que les Allemands", a énuméré la présidente de la région Poitou-Charentes. En somme, pour sauver l'industrie, il faudrait la mettre au vert, a-t-elle expliqué. "Il faut vraiment changer les règles du jeu dans l'industrie", a-t-elle lancé, et pour cela, s'appuyer sur "la révolution écologique".