Si vous étiez député, voteriez-vous la confiance à Manuel Valls ?

Cet après-midi, à l'Assemblée nationale, Manuel Valls engage la confiance de son gouvernement. Le Premier ministre doit tenir compte des députés de gauche, nombreux à faire pression pour que l'exécutif change de cap.

Le Premier ministre, Manuel Valls, avant une rencontre à Matignon, à Paris, le 7 avril 2014.
Le Premier ministre, Manuel Valls, avant une rencontre à Matignon, à Paris, le 7 avril 2014. (FRED DUFOUR / AFP)
Devant les députés, mardi 8 avril à 15 heures, Manuel Valls devra se montrer convaincant lors de son discours de politique générale. Outre l'opposition, le Premier ministre est en effet attendu au tournant par sa majorité et par les écologistes. 

Eva Joly, ancienne candidate des Verts à la présidentielle, a déclaré sur RTL que si elle était députée, elle ne voterait pas la confiance. En effet, EELV attend le Premier ministre sur la fermeture des 24 réacteurs nucléaires, l'instauration de la proportionnelle ou l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Manuel Valls doit aussi tenir compte des quelque 90 députés issus de l'aile gauche du PS qui ont menacé, dans une lettre qui lui est adressée, de refuser la confiance en l'absence d'un "contrat de majorité", synonyme d'inflexion de sa politique.

L'exercice est donc délicat pour le Premier ministre, qui doit donner ses orientations sur des sujets brûlants tels que le pacte de responsabilité, la baisse des impôts, la baisse des cotisations sociales ou la transition énergétique.

Depuis 1959, il est le 21e chef de gouvernement à se plier au grand oral. Manuel Valls devra être percutant comme le furent Michel Rocard en 1988 ou Jean-Pierre Raffarin en 2002. Il devra éviter d'imprimer trop sa marque, au risque de froisser le chef de l'Etat, tout en se démarquant de son prédécesseur pour faire entendre sa façon de gouverner.

 

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