Vidéo Référendum en Nouvelle-Calédonie : "Il y a un résultat du vote qui doit être entendu", martèle Gabriel Attal

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Les habitants du "Caillou" ont dit "non" à l'indépendance, lors du troisième référendum d'autodétermination de l'archipel, ce dimanche 12 décembre. Un scrutin marqué par une forte abstention et l'appel au boycott des indépendantistes.

"Il y a un résultat du vote qui doit être entendu", martèle le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce mardi sur franceinfo, alors que les indépendantistes contestent la légitimité du troisième référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie qui s'est tenu pendant le week-end. Il reconnaît tout de même que le taux d'abstention est un "fait politique", alors seulement 43,87% des inscrits sur les listes électorales ont voté. Le "non" à l'indépendance a emporté 96,49% des voix.

"C'était la troisième consultation et pour la troisième fois, et sans la moindre ambiguïté, les Calédoniens ont choisi la République", se félicite Gabriel Attal.

"Rien ne justifiait de changer cette date"

Selon lui, et malgré les demandes répétées des indépendantistes, "rien ne justifiait de changer cette date. Pas la situation sanitaire puisqu'on a un taux d'incidence qui est en-dessous de 50 cas pour 100 000 habitants en Nouvelle-Calédonie. Je rappelle que cette troisième consultation avait été demandée par les indépendantistes eux-mêmes, que la date avait été fixée en concertation avec eux. Ce qui aurait pu justifier de changer la date, c'est si on avait eu une situation sanitaire qui empêchait les opérations de vote de se tenir".

"La démocratie, c'est de respecter les échéances qui ont été fixées en concertation avec les acteurs concernés, les acteurs locaux. Il y a des opérations de vote qui se sont déroulées sans encombre, il n'y a pas eu de heurts, il n'y a pas eu de blocage, il n'y a pas eu de problème d'accès aux bureaux de vote. Ils ont ouvert, y compris dans les villes qui sont tenues par des indépendantistes", constate le porte-parole.

"On a l'avenir à dessiner"

Gabriel Attal

à franceinfo

"On a toujours été très clair sur le fait que le résultat soit le oui ou le non à ce référendum, il y aurait de toute façon un avenir à dessiner avec la Nouvelle-Calédonie et un jour nouveau qui s'ouvrait. C'est pour ça que le ministre des Outre-Mer Sébastien Lecornu est sur place pour échanger avec eux. Il y a la question institutionnelle mais il y a aussi d'autres enjeux : la question économique, la question du nickel, la question de la jeunesse calédonienne".

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