Réactions au plan Fillon : "courageux" pour l'UMP, "improvisé" pour le PS

Toutes les réactions dans la classe politique et chez les syndicats, après l'annonce ce lundi par François Fillon du nouveau plan de rigueur.

(Gonzalo Fuentes Reuters)

Réactions politiques

Une "opération de mystification ", Benoît Hamon (PS)

Le porte-parole du PS reproche à François Fillon de ne pas assumer "son propre bilan et le bilan de Nicolas Sarkozy " et d'attribuer "à la crise et aux comportements des gouvernements depuis trente ans la réalité des déficits [alors] que les seules mesures fiscales de ce gouvernement correspondent à 75 milliards d'euros de déficit cumulé ". [Ecouter ici]

"Le retour du plan Juppé en pire ", J-M Le Guen (PS)

Notamment pour la sécurité sociale, affirme le député socialiste de Paris: "Ce n'est  plus de la rigueur, c'est de l'austérité [...] c'est l'accès à des soins de qualité pour les Français qui sera de moins en moins garanti ".

"De l'improvisation permanente ", F. Rebsamen (PS)

Improvisation qui montre, estime le chef de file des sénateurs socialistes, "un gouvernement balloté par les événements " qui "n'ose pas toucher aux mesures qui rapporteraient vraiment de l'argent ".

Un plan qui "épargne les plus aisés ", Eva Joly (EELV)

"... et fait payer les citoyens ordinaires ", selon la candidate d'Europe Ecologie les Verts sur iTélé. Elle reproche en particulier au Premier ministre de ne pas s'attaquer dans son plan à la fraude fiscale qui "représente 30 milliards ".

"Un plan pluriannuel ambitieux ", Yvan Lachaud, (NC)

Et le chef de file des députés Nouveau Centre de l'affirmer : "les centristes soutiennent pleinement le gouvernement dans ses efforts ".

Un "plan triplement courageux ", M-P Daubresse (UMP)

Dans un communiqué, le secrétaire général adjoint de l'UMP affirme que "chacun comprend bien désormais que pour faire face à la tempête financière qui secoue le monde la France a besoin d'un capitaine qui tient fermement la barre". Suivez son regard...

Réactions syndicales

"Manque de visibilité pour les entreprises ", CGPME

"On fait un plan qui intervient au mois d'août, et trois mois après, on fait nouveau plan avec des règles du jeu qui changent ", analyse Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CGPME.

"On précipite des réformes déjà pas justes ", CFDT

La retraite à 62 ans, pour Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT, c'est "utile pour les agences de notation [mais] inquiétant  pour les salariés " et "ça ne rapporte que des recettes de poche ".