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Qu'Hortefeux soit entendu par la police est "logique", dit Eva Joly

Que Brice Hortefeux (invité du 20h00 de France 2 ce soir) soit entendu pendant près de trois heures par la police, est "logique" pour Eva Joly car "il a été pris en flagrant délit de viol du secret de l'instruction"
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France Télévisions
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Brice Hortefeux au Parlement de Strasbourg, le 5 avril 2011. (PATRICK HERTZOG / AFP)

Que Brice Hortefeux (invité du 20h00 de France 2 ce soir) soit entendu pendant près de trois heures par la police, est "logique" pour Eva Joly car "il a été pris en flagrant délit de viol du secret de l'instruction"

La candidate Europe Ecologie-Les Verts, qui sexprimait vendredi à l'issue d'une conférence de presse avec les Verts allemands à l'Assemblée nationale auprès de journalistes, a dénoncé "la volonté du pouvoir de mettre un couvercle sur les affaires" qui "remonte à loin", avec notamment l'annonce par Nicolas Sarkozy en janvier 2009 de supprimer le juge d'instruction. "La seule raison" de le supprimer, "c'est l'affaire Karachi", a dit Mme Joly.

L'ancienne magistrate s'en est pris directement au chef de l'Etat : "Depuis le début de son quinquennat, il a voulu enpêcher que ce dossier sorte" mais "les magistrats indépendants sont très déterminés et il n'arrive pas à étouffer les affaires malgré son désir".

Pour la candidate d'EELV, "toutes les élections présidentielles depuis 15 ans sont bidouillées en ce qui concerne les financements", il faut donc "renforcer le pouvoir de la commission des comptes de campagne pour intervenir en temps réel et pas a posteriori". Un texte devrait bientôt être déposé au Parlement par les élus EELV, a-t-elle annoncé, soulignant le "devoir d'exemplarité" des politiques.

L'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, entendu vendredi matin comme témoin sur ses conversations téléphoniques avec Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, est ce vendredi l'invité du journal de 20h00 de France 2.

Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont déposé plainte lundi contre l'ancien ministre de l'Intérieur pour "entrave au déroulement des investigations ou à la manifestation de la vérité" et pour "complicité de subornation de témoin".

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