VIDEO. Réunion du PS : "le Premier ministre a sifflé la fin de la récré", selon un député

Manuel Valls a insisté, mardi lors d'une réunion à huis clos à l'Assemblée nationale, sur "l'exigence de responsabilité" des ministres comme des députés socialistes.

FRANCE 3

"C'était un bon moment d'échanges et de pédagogie pour redonner du sens à notre action collective", a lancé Emmanuel Macron. Pourtant, la réunion à huis clos organisée par le PS à l'Assemblée nationale, mardi 22 septembre, a visiblement été électrique. Manuel Valls a ainsi insisté sur "l'exigence de responsabilité" de la gauche au pouvoir, message adressé tant aux ministres, qui n'ont pas à "ouvrir de débats inutiles", qu'aux députés, qui ne doivent pas "systématiquement critiquer" leur camp.

Une allusion à peine voilée du Premier ministre à la polémique née des propos d'Emmanuel Macron sur le statut des fonctionnaires ou les 35 heures. "Il semble que quelque part, le Premier ait sifflé la fin de la récréation", a commenté Yann Galut, député du Cher, qui anime les courants de la gauche du PS, à la sortie de cette réunion.

Les députés contestataires critiqués

Mais la responsabilité, a ajouté Manuel Valls dans une allusion aux socialistes contestataires au-delà des seuls frondeurs, "c'est aussi aux parlementaires de ne pas systématiquement critiquer leur propre camp".

Le Premier ministre a ainsi reproché à Yann Galut sa critique d'Alain Vidalies, après la déclaration du ministre des Transports selon laquelle il valait mieux risquer de "discriminer" lors de contrôles aléatoires de passagers dans les transports que de "rester spectateurs".

"On n'a pas le droit de faire ce genre d'intervention quand on connaît les engagements et le parcours d'Alain Vidalies", lui a-t-il lancé. Sur Twitter, le député PS du Cher avait estimé qu'"on ne peut accepter qu'un ministre se résigne à anticiper les discriminations".

Emmanuel Macron à une réunion avec les députés socialistes à l\'Assemblée nationale le 2 Juin 2015.
Emmanuel Macron à une réunion avec les députés socialistes à l'Assemblée nationale le 2 Juin 2015. (CITIZENSIDE / AURÉLIEN MORISSARD / AFP)